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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 09:09

Bd Voltaire Alain de Benoist

Le 13 février 2014

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.

Alors que François Hollande vient tout juste d’annoncer, depuis les États-Unis, une accélération des négociations concernant le Grand marché transatlantique (GMT), Alain de Benoist revient pour Boulevard Voltaire sur les conséquences dramatiques d’un tel Traité…

Le GMT, gigantesque zone de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis, est le grand projet du moment. Mais les médias n’en parlent que fort peu. Pourquoi ?

Parce que l’opinion est tenue à l’écart, et que les négociations se déroulent à huis-clos. C’est pourtant une affaire énorme. Il s’agit en effet de mettre en place, en procédant à une déréglementation généralisée, une immense zone de libre-échange, correspondant à un marché de plus de 800 millions de consommateurs, à la moitié du PIB mondial et à 40 % des échanges mondiaux. Le projet porte le nom de « Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements ». S’ajoutant au « Partenariat transpacifique » également lancé en 2011 par les États-Unis, il vise à créer la plus grande zone de libre-échange du monde grâce à une vaste union économique et commerciale préludant à une « nouvelle gouvernance » commune aux deux continents.

En créant une sorte d’OTAN économique, l’objectif des Américains est d’enlever aux autres nations la maîtrise de leurs échanges commerciaux au bénéfice de multinationales largement contrôlées par leurs élites financières. Parallèlement, ils veulent contenir la montée en puissance de la Chine, aujourd’hui devenue la première puissance exportatrice mondiale. La création d’un grand marché transatlantique leur offrirait un partenaire stratégique susceptible de faire tomber les dernières places fortes industrielles européennes. Elle permettrait de démanteler l’Union européenne au profit d’une union économique intercontinentale, c’est-à-dire d’arrimer définitivement l’Europe à un grand ensemble « océanique » la coupant de sa partie orientale et de tout lien avec la Russie.

Ces négociations se font à haut niveau, sans que les gouvernements concernés aient leur mot à dire. Nouvelle défaite du personnel politique ?

La « libéralisation » totale des échanges commerciaux est un vieil objectif des milieux financiers et libéraux. Le projet de grand marché transatlantique a discrètement mûri pendant plus de vingt ans dans les coulisses du pouvoir, tant à Washington qu’à Bruxelles. Les premières négociations officielles se sont ouvertes le 8 juillet 2013. Les deuxième et troisième rounds de discussion ont eu lieu en novembre et décembre derniers. Une nouvelle réunion est prévue à Bruxelles en mars prochain. Les partenaires espèrent parvenir à un accord d’ici 2015. Les gouvernements européens ne sont pas partie prenante aux discussions, qui sont exclusivement menées par les institutions européennes. Les multinationales y sont en revanche étroitement associées.

Sachant qu’à l’heure actuelle, quelque 2,7 milliards de biens et de services s’échangent déjà tous les jours entre l’Europe et les États-Unis, la suppression des derniers droits de douane va-t-elle vraiment changer quelque chose ?

La suppression des droits de douane n’aura pas d’effets macro-économiques sérieux, sauf dans le domaine du textile et le secteur agricole. Beaucoup plus importante est l’élimination programmée de ce qu’on appelle les « barrières non tarifaires » (BNT), c’est-à-dire l’ensemble des règles que les négociateurs veulent faire disparaître parce qu’elles constituent autant « d’entraves à la liberté du commerce » : normes de production sociales, salariales, environnementales, sanitaires, financières, économiques, politiques, etc. L’objectif étant de s’aligner sur le « plus haut niveau de libéralisation existant », « l’harmonisation » se fera par l’alignement des normes européennes sur les normes américaines.

Dans le domaine agricole, par exemple, la suppression des BNT devrait entraîner l’arrivée massive sur le marché européen des produits à bas coûts de l’agrobusiness américain : bœuf aux hormones, carcasses de viande aspergées à l’acide lactique, volailles lavées à la chlorine, OGM (organismes génétiquement modifiés), animaux nourris avec des farines animales, produits comportant des pesticides dont l’utilisation est aujourd’hui interdite, additifs toxiques, etc. En matière environnementale, la réglementation encadrant l’industrie agro-alimentaire serait démantelée. En matière sociale, ce sont toutes les protections liées au droit du travail qui pourraient être remises en cause. Les marchés publics seront ouverts « à tous les niveaux », etc.

Il y a plus grave encore. L’un des dossiers les plus explosifs de la négociation concerne la mise en place d’un mécanisme d’« arbitrage des différends » entre États et investisseurs privés. Ce mécanisme dit de « protection des investissements » doit permettre aux entreprises multinationales et aux sociétés privées de traîner devant un tribunal ad hoc les États ou les collectivités territoriales qui feraient évoluer leur législation dans un sens jugé nuisible à leurs intérêts ou de nature à restreindre leurs bénéfices, c’est-à-dire chaque fois que leurs politiques d’investissement seraient mises en causes par les politiques publiques, afin d’obtenir des dommages et intérêts. Le différend serait arbitré de façon discrétionnaire par des juges ou des experts privés, en dehors des juridictions publiques nationales ou régionales. Le montant des dommages et intérêts serait potentiellement illimité, et le jugement rendu ne serait susceptible d’aucun appel. Un mécanisme de ce type a déjà été intégré à l’accord commercial que l’Europe a récemment négocié avec le Canada.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:55

gay-queer-trans
Le 13 février 2014
Cette Éducation nationale qu’on soupçonnait déjà de ne rien transmettre, ne transmet-elle pas en réalité pire que rien ?
       Bd Voltaire , G Cluzelle
         

« Travesti dans une école : des parents très choqués » titrait hier Le Figaro. On s’étonne. On s’étonne car à dire vrai, David Dumortier, le poète travesti dont l’intervention auprès de CM1 à Versailles vient de provoquer des remous, a déjà été vu dans nombre d’écoles primaires à travers toute France : Le Gers, les Charentes, le Berry, les Ardennes, la région parisienne… Il suffit pour en avoir confirmation de consulter sur internet la presse locale.

Et David Dumortier n’intervient pas à l’école pour dispenser des cours de maths. Non, il vient là pour évoquer ses thèmes de prédilection : la poésie et les travestis. Ce dernier sujet d’exploration, étant, tout le monde, en conviendra, spécialement adapté aux 7-11 ans. Sans doute David Dumortier n’évoque-t-il pas avec eux son dernier roman, autobiographique, intitulé sobrement Travesti dont Marie-Claire nous dit que « de mots crus en images hard, du cynisme le plus abrupt aux vacheries les plus cinglantes, [il] ne recule devant aucune vérité, aucune dureté, aucune noirceur », mais il aborde le « transgenre » par son petit album Mehdi met du rouge à lèvres et ne dédaigne pas, à l’occasion, les allusions scatologiques comme dans cet extrait de Clarisse, texte « sélectionné pour les écoles » par le ministère de l’Éducation nationale : « (…) Clarisse pose son doigt partout. Elle s’est brûlée en introduisant son index dans le petit trou de la cuisinière, hier elle s’en est mis un dans le derrière puis elle a senti son odeur(…) »

À Versailles, il y a eu des « parents très choqués ». Ça alors… Parce qu’à Versailles, on doit être « crédule et peu éduqué », comme dans les ZEP de Jour de Retrait de l’École ? Le Figaro rapporte qu’on les a, eux aussi, « convoqués ». Allez hop, les Versaillais, dans le même sac que les tsiganes, les turcs et les maghrébins. Le gouvernement aura au moins réussi ce vivre ensemble-là. Mais certains parents ont préféré se taire : « On ne veut pas être traités d’homophobes… » Car que peuvent-ils dire, au juste, avec ce flingue « homophobie » sur la tempe, dont le moindre mot malheureux peut d’un coup actionner la gâchette ?

Ils peuvent au moins réclamer la vérité. La transparence. À aucun moment, les parents n’ont été prévenus de l’intervention dans la classe d’un tiers appelé David Dumortier. Ce sont les enfants, le soir, qui ont vendu la mèche. Comme dans d’autres écoles primaires, d’autres parents n’ont jamais été prévenus, ainsi qu’en témoigne une mère de famille sur le site de Famille Chrétienne, de la projection du film Tomboy sur le « transgenre ». Les parents seraient donc tenus à l’écart ? On leur demanderait une autorisation pour prendre en photo leurs enfants, mais pas pour les prendre en otage ? N’auraient pas le droit de savoir ? Savoir si cette Éducation nationale qu’ils soupçonnaient déjà, au vu de ses performances, de ne rien transmettre, ne transmet pas en réalité pire que rien ? Si, en plus de ne pas apprendre, elle ne « désapprend » pas aux enfants les quelques certitudes objectives acquises à la naissance, comme le fait qu’ils sont fille ou garçon ? Si plutôt que les faire grandir, elle ne les fait pas régresser au stade anal ?

La théorie du genre est une rumeur, les interventions de militants LGBT à l’école sont une invention, mais des enfants regardent Tomboy sur les horaires scolaires, des travestis interviennent sur l’ambivalence de sexe, et, dans un communiqué, l’association MAG jeunes LGBT se plaint d’avoir vu, ces derniers jours, 11 interventions « scolaires » annulées en Ile-de-France quand elle en compte, pour l’an passé, 122 à son actif… Il y a pire que la politique actuelle du gouvernement. Il y a son refus de l’assumer.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 22:17

 

Le Jeudi 13 février 2014 11h46, Catherine Goyard - Avenir de la Culture <avenirculture@gmail.com> a écrit :
Bonjour !
Ce matin, votre fille de 8 ans a glissé dans son slip un pénis qu’elle a fabriqué avec de la pâte à modeler. Le but ? Faire comme Laure, l’héroïne du film Tomboy, qu’elle vient de voir à l’école.
Tomboy est l’histoire d’une petite fille de 10 ans qui se fait passer pour un garçon et finit  par embrasser sa copine, Lisa, sur la bouche… Ce document de propagande ignoble a déjà été visionné par 46 000 élèves de CE2, CM1 et CM2 !
Tomboy est lauréat des Teddy Awards qui récompensent les films traitants des sujets LGBT. Alors qu’il nie vouloir imposer l’idéologie du Genre, M. Peillon impose cette abomination à vos enfants !
Réagissez immédiatement ! Faites cesser la diffusion de Tomboy ! Signez la pétition adressée au Ministre de l’Education Nationale !
Vos enfants vont à l’école pour apprendre à lire et à compter.  Pas pour se faire laver le cerveau par le lobby LGBT des Lesbiennes-Gay-Bisexuels et Transsexuels !
Outre la promotion de l’homosexualité, le film Tomboy comporte une scène de nudité intégrale. Les jeunes spectateurs voient l’héroïne sortir nue de la baignoire afin qu’ils comprennent qu’elle est bien une fille !
La réalisatrice, Cécile Sciamma, a avoué à TV5-Monde avoir voulu faire « un film qui milite à un endroit où ça allait fonctionner…il faut toucher un maximum de gens avec des messages subversifs et politiques ».
Avec ce gouvernement, l’école devient un lieu de propagande pour les idéologies les plus folles !
On vous a menti honteusement ! L’idéologie du Genre existe ! Et ce sont vos enfants qui en sont les victimes !
Ne laissez pas Vincent Peillon continuez son œuvre de démolition de la jeunesse ! Empêchez-le de corrompre vos enfants !
Submergez dès maintenant de cartons rouges le ministère de l’Education Nationale. Signez la pétition adressée à Vincent Peillon. Merci !
Ensemble nous ferons reculer ce gouvernement
Catherine Goyard
Présidente d'Avenir de la Culture
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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 22:13

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député de la Nation
Maire de Maisons-Laffitte
Président du Cercle Nation et République


 

Le 12 février 2014


A/S : F. Hollande aux Etats-Unis : alignement de la France ?

C’est avec stupeur que Jacques Myard a entendu les propos tenus par le président Barak Obama, lors de la conférence de presse, parlant de la France et de l’Angleterre en ces termes : « j’ai deux filles et elles sont toutes les deux splendides » (« I have two daughters and they are both gorgeous »).

Ces propos, que F. Hollande s’est gardé de relever, sont inacceptables. Ils montrent avec quel ton de paternalisme condescendant le président des Etats-Unis considère la France et l’Angleterre.

Si nous sommes les alliés des Etats-Unis et oeuvrons ensemble contre le terrorisme, à l’évidence la France est alignée sur la puissance américaine comme on le voit pour le conflit syrien.

Cette situation d’inféodation aux Etats-Unis va contre nos intérêts et montre combien le Gouvernement de F. Hollande a rabaissé la France sur le plan international.

Voilà où nous mène le Président «normal» F. Hollande !

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 14:50
Prendre le temps de lire tous les résultats,
afin de prendre conscience de l'immensité du désavoeux !

François Hollande et son gouvernement toujours plus impopulaires
             

Selon un sondage YouGov pour i>TELE et le Huffington Post, les opinions défavorables du Président et de son gouvernement sont en hausse de 4 points en février, et atteignent respectivement 77% et 80%.

Dans cette enquête réalisée sur internet entre le 6 et le 10 février auprès de 1.100 personnes représentatives de la population française et selon la méthode des quotas, les opinions défavorables du Président et de son gouvernement sont en hausse.

François Hollande paierait les rumeurs sur sa liaison avec l’actrice Julie Gayet et le discrédit international qui été prêté à la France sur cette affaire. Le gouvernement quant à lui subirait les conséquences de la non-inversion de la courbe du chômage ainsi que de son recul sur la réforme de la loi Famille.

L’état de l’économie inquiète les Français

A l’échelle nationale, le chômage et l’emploi restent la première préoccupation des Français (38%), suivies désormais de la protection sociale (13%), qui passe devant les impôts (12%) et la dette, les finances publiques ou encore l’immigration (tous deux à 8%).

Pour connaître l'ensemble des résultats : baromètre & baromètre des personnalités

Article rédigé par la rédaction web i>TELE           

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 08:55

Le Point

 

Par et

Didier Renard, entrepreneur et tout premier élève français de la Singularity University, adresse quelques suggestions à François Hollande, actuellement dans la Silicon Valley.
Didier Renard a une double casquette. Il dirige Tasker Cloud Services, une start-up spécialisée dans l'informatique décentralisée qu'il a créée à Lille. Mais, surtout, ce diplômé de l'Inseec et de l'ESCP, passé par IBM et le Crédit agricole, a été le tout premier diplômé français de la Singularity University, une université créée en 2009 sur le campus californien de la Nasa, à proximité de Caltech et de Stanford, et qui veut prévoir le monde de dans 30 ans (lire notre reportage dans Le Point en kiosque ce jeudi). Didier Renard pense que les élites françaises doivent revoir totalement leur manière d'appréhender la nouveauté. Voici la lettre ouverte qu'il envoie au président de la République, actuellement en visite aux États-Unis.

 

 

"Monsieur le Président,

Profitant de votre visite en Silicon Valley, je me permets en toute modestie de vous livrer non pas des réflexions personnelles qui n'auraient que peu d'intérêt mais des principes directeurs et des faits relatifs aux nouvelles technologies et de l'humanité dont je sais que vous pensez qu'elles seront centrales dans l'évolution du monde en général et de la France en particulier.

1. Ne pensez pas linéaire mais exponentiel. Les cycles de création et d'adoption des nouvelles technologies sont en accélération constante. La téléphonie mobile n'est pas une exception mais un marqueur.

2. Les technologies de l'information et de la communication ne sont qu'un aspect de la révolution en cours, qui, couplées avec les nanotechnologies, la biotechnologie, la robotique et la maîtrise de la physique quantique, va modifier radicalement le quotidien de tout à chacun.

3. Ne pensez pas continu, mais intégrez d'incontournables moments de rupture (comme l'explique Nassim Nicholas Taleb et son ouvrage Le Cygne noir : notre monde aujourd'hui ne se déduit pas plus du passé mais plutôt des fractales de Mandelbrot où un infime changement des conditions initiales suffit à tout changer.

4. Les impacts économiques, sociaux, démographiques et culturels des innovations technologiques du futur proche seront lourds et pénibles. Coué n'est pas suffisant pour appréhender le XXIe siècle.

5. Si vous voulez savoir ce que seront les technologies disponibles à tous dans 10 ans et leurs impacts, il faut absolument s'informer de ce qui se prépare dans les laboratoires du monde entier. La plupart des informations sont publiques.

6. Partez du principe que nos concurrents et alliés de ce monde global (États-Unis, Chine, Brésil, Corée du Sud, Japon, et maintenant Afrique) ne resteront pas immobiles. Les nouvelles technologies ont leur temple dans la Silicon Valley comme vous l'avez constaté, rien ne laisse présager que cela change prochainement, et si tel devait être le cas, le centre du monde se déplacerait sans doute davantage vers le Pacifique que vers l'Atlantique.

 

Pourquoi y a-t-il urgence ?

1. À très court terme, l'espérance de vie va augmenter de façon drastique. Le directeur de l'innovation de Google, Ray Kurzweil, espère très sérieusement vivre 800 ans... Le clonage d'organes vitaux est pour bientôt. Cela aura des conséquences majeures en termes de financement du système des retraites et d'assurance maladie.

2. Le génome personnel en une journée et pour un euro est en chemin. Cela aura pour conséquence de devoir revoir l'ensemble du système de santé, qui de curatif va basculer dans le préventif. Cela comporte quelques risques (celui de l'eugénisme), mais aussi de formidables opportunités d'économies possibles pour notre système de santé.

3. Avant la fin de votre mandat, nous commencerons à voir les effets visibles et durables du réchauffement climatique, ce qui aura des conséquences drastiques sur les solidarités internationales comme sur les plans d'urbanisme : nos villes doivent être intelligentes pour favoriser le vivre ensemble et la création de richesse,

4. En effet, il y a aujourd'hui 200 000 habitants de plus chaque jour sur la planète et ce chiffre est en croissance. Comment redéfinir notre politique d'attraction des talents ?

 

Voici mes solutions concrètes

 

Les talents existent en France. Il est urgent de les retenir, de les fédérer, de leur donner une vision, de l'espoir, de l'envie et des moyens. Pour cela, je vous propose de :

- Favoriser l'émergence de sociétés de capital-risque pour financer les jeunes pousses.

- Revisiter les pôles de compétitivité pour non plus seulement mettre en contact entreprises/universités et laboratoires publics mais pour créer de véritables synergies entre entrepreneurs, ingénieurs et investisseurs. Pourquoi ne pas créer un incubateur dans chaque faculté et IUT ?

- Décentralisez l'innovation. À l'instar de l'expérience Euratechnologies, favorisez la création de grands campus multidisciplinaires à la Google dans le Grand Paris mais aussi en régions.

- Favoriser l'émergence d'écosystèmes, par exemple dans les domaines des jeux vidéo et du traitement de l'image, décodage du génome, robo/nanotechnologies, textiles intelligents, intercommunication des objets...

- Le financement doit être principalement privé, et l'argent public un levier. Les hauts fonctionnaires devraient effectuer des stages dans des start-up (et pourquoi pas un incubateur à l'Ena ?)

- Les start-up doivent être mieux considérées. Pourquoi ne pas enfin réserver certaines commandes publiques aux start-up, à travers le Small Business Act, comme cela est en vigueur aux États-Unis ? Outre-Atlantique, la grande majorité des quarante plus grosses entreprises ont été créées au cours des cinquante dernières années : c'est l'inverse en France.

- Et sans doute, celle qui me tient le plus à coeur, développons le droit à l'échec. Par la loi sur les faillites, par la loi bancaire et par la communication et la culture au quotidien. L'échec est le coeur de l'innovation, et non le principe de précaution. Ceux qui osent méritent le respect de tous. Ce sont eux qui changent le monde. Aidons-les !

 

Qu'en dites-vous ? Si vous n'avez pas le temps, je comprendrai. Mais je préfère que vous me répondiez personnellement plutôt qu'à travers un de vos conseillers, car je ne veux pas que ces propositions aboutissent dans un rapport vite oublié et jamais appliqué.

 

Très respectueusement,

Didier Renard"

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 08:15

Bd Voltaire

C. Vanneste

Les Suisses ont une égale liberté de choisir ce que la Suisse doit faire, lorsqu’ils participent aux référendums régulièrement organisés. Le 9 février, ils ont eu à se prononcer sur l’immigration. Les Français n’osent même pas en rêver. La France ressemble de plus en plus au « nouveau despotisme » décrit dans De la démocratie en Amérique : « Une foule innombrables d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs… Au-dessus… un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d’assurer leur jouissance. » La confusion généralisée entre les sexes, les cultures, le citoyen et l’étranger efface les identités tandis que la dépense publique asphyxie le corps social et que les libertés fondamentales de penser, de s’exprimer, de circuler, d’enseigner sont écornées jour après jour.

La vraie démocratie repose sur la liberté de personnes capables de faire des choix rationnels à chaque niveau de subsidiarité, de la commune à l’État en sachant s’abstraire de toute préoccupation individualiste ou communautaire pour ne retenir que l’intérêt général ou, mieux, le bien commun. Ces personnes ne peuvent être des individus égoïstes, ni des « ego » sartriens, détachés de tout et capables du pire. Inscrits dans une famille, dans une nation, ils doivent pouvoir adhérer à la formule de Montesquieu : « Si je savais quelque chose utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie, et qui fût préjudiciable à l’Europe, ou bien utile à l’Europe et préjudiciable au genre humain, je le regarderais comme un crime. » Seules des nations formées de ces citoyens responsables sont également libres de conduire leur destin, si elles demeurent souveraines, et non soumises à des oligarchies technocratiques.

Aux deux niveaux, de l’individu comme de l’État, l’identité fonde la liberté, parce qu’elle dessine les limites : celle de la personne qui s’accepte et s’affirme pour ce qu’elle est, celle de l’État à l’intérieur de ses frontières. La liberté de l’homme ne peut être sans limite, fondée sur la transgression des traditions ou de la nature. La liberté d’une nation, de même, a besoin de frontières qui garantissent son autonomie comme celle de ses voisins. Jean-Louis de Lolme disait que le Parlement britannique pouvait tout faire, sauf changer une femme en homme. La folie actuelle envisage que des lois puissent autoriser de satisfaire le fantasme du changement de sexe. Mais on ne sait plus très bien quel Parlement le décidera, ni qui il représentera, ni à quel groupe de pression il sera soumis.

La démesure, l’hybris des Grecs, détruit la liberté par les deux bouts : en bas, l’individu déresponsabilisé, ivre de droits et ignorant de ses devoirs, en haut, la tyrannie exercée par une caste agrippée au pouvoir et à ses privilèges, démagogue et dénuée de courage. La perte de l’identité, celle de la personne, celle de la nation, dissout le lien entre un citoyen structuré et une démocratie nationale forte : à la place de la première règne l’individu qui « s’éclate » en émotions, en pulsions justificatives, en besoins immédiats ; la disparition du sentiment d’appartenance à la seconde fait s’évaporer le patriotisme dans d’absurdes engagements dans des idéologies du lointain.

La liberté et la démocratie ne sont pas des abstractions. Ce sont des réalités vécues au quotidien, et qui ne peuvent l’être que par des acteurs en chair et en os, qui affirment ce qu’ils sont, comme ils reconnaissent l’identité des autres, ce qui est le plus sûr moyen de la réciprocité et de l’échange.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 14:50

GABEGIE !


 

Publiée le 14 févr. 2013

BFMB140213 - Ce matin dans l'émission Les Experts, animée pas Nicolas Doze, l'animateur a abordé la promotion du dernier numéro du magazine Challenges qui fait sa Une avec «Les planques de la Républiques !» afin de pointer du doigt tout les artifices qui coutent cher aux français au sein de l'Etat. Les chroniqueurs de l'émission font observer que plusieurs politiques nous coutent très cher.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 08:27

 

 

INIQUITE PUBLIC/PRIVE


Bd Voltaire

Marie Delarue

La publication du rapport annuel de la Cour des comptes est un rituel. Les sages y donnent leur avis sur les perspectives de nos finances publiques et dénoncent quelques sujets de scandale puisés dans les politiques publiques. Ainsi, chaque année, à la Chandeleur, la France indignée fait des « Oh ! », pousse des « Ah ! », et puis chacun s’en retourne veiller sur sa propre cassette. Comme si de rien n’était.

En ce mois de février 2014, Monsieur Migaud et ses collègues magistrats ont pris dans leur viseur les avantages en nature des employés de la SNCF, tout particulièrement les fameuses « facilités de circulation » (FC) et autres réductions dont bénéficient les agents et leurs familles. Ce n’est pas la première fois qu’ils se penchent sur le sujet, mais force est de constater que leurs précédentes alertes sont restées sans effet. La SNCF, qui court après les fonds pour entretenir son réseau, ne semble pas à court pour entretenir son personnel.

Objet de préoccupation des juges, donc, le montant exorbitant des largesses octroyées aux cheminots, familles élargies dont la définition s’étend aux ayants droits des salariés comme à ceux des retraités jusqu’à la deuxième génération : conjoints, concubins, partenaires de PACS, enfants et beaux-enfants, mais aussi les ascendants (parents et grands-parents) et ceux du conjoint. Soit 1,1 million de personnes concernées pour un coût qui dépasse les 100 millions d’euros. Seuls 21,5 % des heureux bénéficiaires des FC sont en activité (163.005 personnes), soit moins que les retraités (24,3 %), et seulement une petite moitié des ayants droits (54,1 %, soit 409.000 personnes). Coût direct : autour de 25 millions par an, auquel s’ajoute un manque à gagner estimé entre 50 et 100 millions d’euros.

La Cour des comptes avait déjà soulevé la question, « mais la sensibilité sociale du sujet freine toute tentative de simplification et a dissuadé jusqu’à présent toute réflexion sur la modernisation d’ensemble d’un dispositif vieux de 75 ans », nous dit-on. Seule modification opérée depuis 2010 : les FC ont été intégrées dans les revenus comme avantages en nature et, de ce fait, soumises à cotisations sociales. Oui, mais voilà… c’est la SNCF qui paie la part patronale ET la part salariale. On relève toutefois une baisse du nombre des bénéficiaires en activité sur les deux dernières années, mais dans le même temps celui des retraités a augmenté de 2,3 %.

Les « facilités de circulation » qui datent de 1938 étaient à l’origine une contrepartie aux efforts de mobilité et à la pénibilité du travail, raison également d’une retraite à moins de 55 ans (âge moyen actuel de départ à la retraite : 54,5 ans). Ce qui, du temps où le « chauffeur » enfournait huit tonnes de charbon dans la machine sur un Paris-Le Havre, pouvait se concevoir. Mais ces temps ont changé. Fini celui où l’on baptisait les monstres d’acier qui crachaient la vapeur, la Bête humaine est derrière nous. Et si tout le monde, à la SNCF, bénéficie des FC, tout le monde n’est pas « roulant » !

La Cour des comptes fait mine de lever un lièvre. Les Français s’indignent, les syndicats crient au scandale… et dans trois jours, on sera passé à autre chose. Rappelons-nous… Le 12 février 2013, la Cour des comptes dénonçait un même scandale : le tarif « très avantageux » (5 à 10 %) de l’électricité pour les quelques 300.000 foyers d’agents actifs et retraités d’EDF et GDF. Là encore, un « avantage acquis » qui remonte à 1946 et dont l’application ne connaît quasiment pas de limites. On notera aussi au passage que l’agent bénéficie également d’un « Club Med » maison, mer et montagne, financé par le pourcent prélevé sur les factures que vous et moi payons au prix fort.

Un an après, pensez-vous que quelque chose ait changé ? Bien sûr que non. Un texte est passé devant l’Assemblée nationale en octobre 2012 demandant à supprimer le tarif préférentiel en vigueur pour faire payer aux salariés EDF-GDF 50 % de leur consommation. Tollé dans les rangs de la gauche, indignée de cette « stigmatisation » et exigeant le « respect d’un accord d’entreprise historique »

Pensez-vous alors qu’on touchera aux avantages en nature des agents SNCF ? Assurément, pas davantage. Ainsi va la France.

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 09:54

Christian Vanneste - Député du Nord, Conseiller Municipal de Tourcoing

Ce Dimanche, les Suisses votaient. Heureux citoyens d’une vraie démocratie, ils ont en effet le droit de décider des lois qui les régissent. Ils ne sont pas tenus de se prosterner devant les professionnels de la politique qui nous encombrent, et qui continuent à toiser le bon peuple malgré une incompétence coûteuse que l’alternance ne corrige même plus. Comme leur arrogance se diffuse dans le grand public, beaucoup de Français s’imaginent vivre dans un pays très démocratique, le Pays des Droits de l’Homme et toisent, eux aussi, les pays voisins. La votation suisse offre une sérieuse leçon aux uns et aux autres. D’abord, elle rappelle qu’avant les droits de l’homme, ceux qui interdisent de faire à autrui ce qu’on ne souhaite pas subir, cette règle d’or à la fois chrétienne et rationnelle, qui protège notamment les minorités, il y a les droits des citoyens qui fondent la démocratie, par exemple le droit de vote qui permet l’expression de la volonté générale. Ensuite, elle permet d’arrêter cette dérive qui consiste pour une oligarchie partisane,  à imposer au nom d’une lecture idéologique des Droits de l’Homme, une « préférence étrangère » qui prive le citoyen de ses droits. Les Droits de l’Homme sont des garanties qui constituent l’Etat de droit. Les Droits du Citoyen sont des pouvoirs, sans lesquels la démocratie deviendrait vide sens. C’est évidemment au citoyen de décider de la politique d’immigration, non à un comité Théodule, ni à la technocratie européenne.

> L’Union Du Centre ( SVP dans les cantons alémaniques) a réuni suffisamment de signatures pour que sa proposition d’initiative populaire « Contre l’immigration de masse » soit présentée au peuple. En 2002, la Suisse avait signé avec l’Union Européenne des accords qui organisaient la libre circulation entre elles. On avait minimisé leur conséquence pour l’immigration. De 80000 étrangers par an, au lieu de 8000 prévus, elle équivaut, en fait, à l’entrée annuelle en France de 650000 migrants. Un quart des habitants de la Confédération sont étrangers. Cette présence pose des problèmes de délinquance, de logement, de transport et de coût social. Elle exerce une pression à la baisse sur les salaires et à la hausse sur les loyers. La préférence nationale a donc été mise en avant par les partisans du oui, avec une limitation de l’immigration en fonction de quotas. Leurs adversaires se sont appuyés sur des arguments d’intérêt économique. La Suisse connaît le plus faible taux de chômage européen. Son immigration est essentiellement européenne et occupe des postes de travail qui ne seraient que difficilement pourvus par les Suisses. En outre, des sanctions de l’UE pourraient avoir des répercussions fâcheuses. Le débat a donc été centré sur l’intérêt des Suisses et non sur l’application culpabilisante de grands principes chargés de cacher les intérêts du marché. Cela nous change des tirades idéologiques et hypocrites de chez nous.
> La Suisse a voté OUI. Comme d’autres, elle a dit : « fuck the UE » et a ainsi exprimé par procuration la déception de beaucoup de « citoyens » de l’Union, fatigués par les exigences de la technocratie bruxelloise et la dissipation du rêve européen. Ils voulaient appartenir à un grand ensemble politique et économique capable d’améliorer le niveau de vie, d’être à la pointe du progrès, et aussi de les protéger. Ils ont un « machin » inexistant sur la scène politique mondiale, qui les soumet à de nombreuses règles tatillonnes et ne les protège nullement. Notamment les craintes légitimes devant une immigration de masse, un changement de population, si contraires aux intérêts des citoyens, mais tellement favorables à certains intérêts économiques, sont négligées par l’idéologie de la Commission bruxelloise. Elle a menacé la Suisse. Et la Suisse a quand même décidé souverainement de reprendre en mains son immigration. Que les Français, et notamment les frontaliers se rassurent. Le faible taux de chômage conduit inévitablement à une importation de main d’oeuvre. Simplement une limitation sera appliquée pour ne pas défavoriser les citoyens suisses en concurrence avec des étrangers. On aimerait que nos gouvernants puissent se vanter de n’avoir que 3,9% de chômeurs et qu’ils accordent aussi une préférence aux travailleurs français. Il est vrai qu’en Suisse, c’est le peuple qui se gouverne lui-même.
> En France, Malika Sorel a pu, au contraire, parler de préférence étrangère à propos des 44 propositions de la feuille de route, consacrée à l’intégration, et annoncée par J.M. Ayrault. L’immigration étant un fait qui s’impose de lui-même, il s’agit en effet d’intégrer les Français de plus vieille date à celle-ci, en les priant d’abandonner une partie de leur identité culturelle ou historique et d’accepter une « discrimination positive » en faveur des immigrants. Un tel projet qui bafoue l’égalité nous éloigne de la République. Les Français n’ont pas été consultés. Nous sommes très loin de la démocratie. C’est pourquoi beaucoup de Français doivent rêver d’être suisses, ce soir.
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Published by voxpop - dans La France en résistance

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