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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 09:23

  François Kersaudy Le Point

"Je suis social-démocrate", a clamé Hollande, six mois après l'avoir nié. Pur artifice de communicant, selon Kersaudy, qui dénonce des propositions vides.

              

En mars 2012, deux mois avant l'élection présidentielle, j'écrivais dans le courrier des lecteurs du Figaro : "Les sarkophages reprochent au président ses quelques centimètres en moins, sa visite au Fouquet's, son hyperactivité, sa proximité avec les riches, la crise économique mondiale et bien sûr son appartenance à la droite. Ils s'apercevront trop tard que François Hollande n'est guère plus grand, qu'il ne dîne pas au McDonald's, que l'hypoactivité a ses inconvénients, que la détestation des riches ne fait pas un programme, qu'une politique de gribouille peut encore aggraver la crise et que, pour l'extrême gauche médiatique, un socialiste arrivé au pouvoir redevient un social traître." L'espace étant restreint, les rédacteurs du Figaro avaient coupé la fin : "Dès lors, le président normal regrettera très vite la sinécure de l'opposition - ce domaine douillet de toutes les postures et de tous les possibles." L'excision s'est avérée heureuse, car, en définitive, ma conclusion était erronée : le président normal ne regrette rien du tout, car le pouvoir étant une drogue dure et un puissant aphrodisiaque, François Hollande prépare fiévreusement sa réélection. C'est uniquement sous cet angle qu'il faut comprendre les méandres de ses discours - ou de ceux de ses communicants, ce qui revient au même.

Les vieilles recettes

Toute tentative de définir François Hollande comme un social-démocrate, un radical socialiste, un social libéral, un marxiste paléolithique ou un capitaliste honteux serait sans doute vouée à l'échec : comme son modèle François Mitterrand, il a été successivement tout ce qui pouvait favoriser sa carrière, l'amener au pouvoir et l'y maintenir. Au sein du parti, cet énarque bourgeois a commencé comme delorien, a continué comme équilibriste entre diverses factions opposées, puis est passé au discours de l'extrême gauche en vue des élections de 2012, ce qui explique les invectives à l'endroit des patrons, les "je n'aime pas les riches", le soutien obstiné au quadruple meurtrier d'extrême gauche Cesare Battisti, les yeux doux aux communistes et aux gauchistes recyclés dans l'écologie politique, la promesse de renégociation du traité de stabilité européen, la dénonciation du nucléaire, la négation de la crise mondiale, l'immigrationnisme débridé, la solidarité avec toutes les associations d'antiracistes sélectifs, la fascisation de l'adversaire à tout propos et hors de propos - bref, l'ensemble des marqueurs d'une gauche extrémiste restée très influente parmi les militants du Parti socialiste.

Propulsé au pouvoir grâce à deux hôtels - le Fouquet's et le Sofitel -, François Hollande est rattrapé presque aussitôt par les réalités : la crise mondiale n'était pas une invention sarkozienne, les gauchistes, les communistes et les écologistes ne lui feront pas de cadeaux, la France n'a pas les moyens d'abandonner le nucléaire, les médias ne sont plus aussi serviles que sous Mitterrand et l'égalitarisme en trompe-l'oeil ne nourrit pas le peuple. Ses premières mesures se veulent malgré tout résolument de gauche : taxation punitive, embauche de nouveaux fonctionnaires, renforcement de l'assistanat, "contrats de génération", retour feutré à la retraite anticipée, laxisme judiciaire, multiplication des emplois subventionnés dans le secteur public et les associations politisées, mépris de l'entreprise privée, provocations verbales à l'égard de l'Allemagne et détricotage de toutes les mesures prises par son prédécesseur, depuis la TVA anti-délocalisation jusqu'à la révision générale des politiques publiques, en passant par le conseiller territorial et l'unique jour de carence imposé dans la fonction publique. Il n'a pas fallu un an pour constater les résultats tristement prévisibles de ce fourre-tout gauchisant : fuite des riches, contraction de l'économie, rendement décroissant de la fiscalité, creusement du déficit, explosion de la délinquance, effondrement des investissements étrangers en France, dévalorisation continue de la valeur travail, perte de compétitivité, 62 000 fermetures d'entreprise en douze mois, hausse continue du chômage et baisse vertigineuse de la courbe de popularité du président normal.

Du déni au zigzag

Face à ce désastre d'ampleur quasi mitterrandienne, François Hollande semble avoir pris conscience d'une évidence jusqu'alors occultée par les oeillères de l'idéologie : ces entreprises, ces patrons et ces riches si dénoncés par la démagogie électorale socialiste sont en définitive les seuls à créer des emplois marchands producteurs de richesses, et si ces emplois comme ces richesses manquent à l'appel..., c'est "Pépère" (1) que l'opinion tiendra pour responsable ! Douloureuse révélation : moi président, je dépends pour ma réélection de la pérennité d'affreux entrepreneurs capitalistes grands et petits, sur lesquels je n'ai en fait aucune influence - sinon un pouvoir de nuisance par mes excès fiscaux et réglementaires ! Il faut donc faire travailler d'urgence les communicants et autres soutiers, chargés de garnir successivement la boîte à outils présidentielle de contrats aidés, de contrats de génération, d'un CICE et d'une pause fiscale (suivie d'une augmentation d'impôts)...

Pour diverses raisons, allant de la précipitation à l'improvisation, en passant par la complexification, tout cela fait pschitt, avec en prime une désagréable surprise : au lieu d'en accuser Sarkozy, les banques, la mondialisation, les riches, les patrons voyous, l'Allemagne, l'Europe, la Chine ou un complot sioniste international, les Français persistent à rendre leur président directement responsable de la dégradation économique. Là encore, cela semble injuste, car les électeurs auraient bien dû comprendre d'emblée, comme la grand-mère de Martine Aubry, que "quand c'est flou, il y a un loup". Mais tels sont les aléas de la démocratie : si le peuple se laisse aisément berner, il pardonne malaisément à l'illusionniste ; c'est pourquoi, avec la fin de l'année et l'impossible inversion de la courbe du chômage, la popularité de François Hollande, encore plombée par quelques gaffes retentissantes, a frôlé des abîmes aussi vertigineux qu'inquiétants pour sa réélection. Dans ce cas, une seule solution : refaire appel au ministère de la Parole...

"Coming out"

Les communicants, priés de faire à nouveau preuve d'imagination, ont donc rédigé une synthèse de tout ce qu'ils ont trouvé dans les enquêtes d'opinion, les discours de l'opposition, les confidences des ministres, les rapports de la Cour des comptes, les incitations pressantes de Bruxelles et les doléances des patrons exaspérés afin de concocter pour les deux discours présidentiels une nouvelle pâtée absorbable par le bon peuple, les médias et les agences de notation aux aguets. Devant l'urgence, ils ont fait très fort : le président normal s'est-il étranglé le 31 décembre et le 14 janvier en égrenant l'exact contraire de ce qu'il affirmait vingt mois plus tôt ? Peu probable : un politicien professionnel doit savoir retourner sa veste avec aplomb, avant de la remettre à l'endroit sans états d'âme. Alors, voici : "Les impôts sont devenus lourds, trop lourds" ; "Les abus et les excès de la Sécurité sociale" ; "Nous pouvons faire mieux en dépensant moins" ; "Pacte de responsabilité incluant une suppression des 30 milliards de cotisations patronales destinés aux prestations familiales" ; "Décentralisation"; "Réforme de l'État" ; "Choc de simplification" ; "La sécurité est la garantie de la liberté" ; "Je suis social-démocrate" (six mois seulement après le "je ne suis pas social-démocrate" de juillet 2013) ; "Il faut agir sur l'offre [...], qui crée la demande", et même : "Il ne peut y avoir de créations d'emploi dans la durée sans les entreprises" - ce qui est un peu redécouvrir l'eau chaude, mais représente une performance olympique pour l'ancien orateur incendiaire du Bourget...

Gros succès : les médias presque unanimes ont salué le "coming out" du président (sans trop se préoccuper de l'emploi habituel de cette expression américaine). Peut-être ont-ils été séduits par la maîtrise du discours, car, indéniablement, les poses, les accents, l'autosatisfaction, l'apparente franchise et les accès d'indignation feinte étaient mitterrandiens en diable, ce qui reste un gage de succès assuré dans le domaine rhétorique. Mais une fois soustrait à l'hypnose de cette "comédie jouée habilement" - comme l'admettait avec un brin d'admiration le député Bernard Accoyer -, le Français moyen va commencer à s'interroger sur ce qui se cache derrière l'écran des formulations : ainsi, les 30 milliards d'euros de baisse du coût du travail pour les entreprises incluront 20 milliards déjà bloqués par le CICE, une usine à gaz qui ne fait guère recette - et dont le premier bénéficiaire sera La Poste, qui ne compte pas exactement parmi les centaines de milliers de petites entreprises en difficulté !

Mais même avec cette astuce de présentation, il restera à trouver 10 milliards, dont on croit comprendre qu'ils seront financés par des économies : jusqu'à 50 milliards d'ici à 2017 ! Des économies sur quoi ? Certainement pas sur les 50 000 nouveaux "emplois d'avenir" et les 40 000 "contrats aidés", qui vont au contraire creuser le déficit. Les "excès et les abus" en matière de prestations sociales n'ont pas été clairement définis, car il ne faut stigmatiser personne, mais le président a ressorti quelques exemples archi-connus, comme la multiplication des prescriptions et la faible utilisation des médicaments génériques.

Des économies en s'attaquant enfin au mille-feuille local ? "Notre organisation territoriale devra être revue" ne signifie pas que les départements disparaîtront, seulement qu'ils devront "redéfinir leur avenir", ce qui ne devrait pas trop mécontenter les dignitaires locaux du PS ; si "le nombre des régions peut évoluer", il peut aussi ne pas le faire... Et en attendant, on ajoute une strate supplémentaire au mille-feuille : les métropoles !

Encore un pacte...

Il y a bien le fameux "pacte de responsabilité" conclu avec les entreprises, mais il devra obligatoirement avoir des contreparties immédiates. La première d'entre elles, la création d'un million d'emplois, est déjà totalement irréaliste : même moyennant un allègement aléatoire sur trois ans des charges qui les écrasent, les entreprises, grandes et petites, n'embaucheront jamais pour faire plaisir au président. Les "avantages acquis", le coût du smic, les 35 heures, les RTT, l'insécurité juridique, les méthodes irresponsables de syndicats violents et preneurs d'otages, le Code du travail obèse, les effets de seuil et le coup de grâce de la "pénibilité" font de toute nouvelle embauche un pari affreusement risqué, dans un pays où le principe de précaution est inscrit dans la Constitution... Si en outre l'entreprise a des carnets de commandes vides, une imposition record des profits à 65,7 %, des taux de marge historiquement bas et une compétitivité en berne, elle ne vivra même pas assez longtemps pour bénéficier de la possible réduction des charges. Quant à l'augmentation des salaires, tout le monde devrait savoir que, dans la situation actuelle de notre pays, une hausse de 1 % du smic provoque la destruction de 25 000 emplois... Et pour prendre acte de l'échec du pacte de responsabilité, on créera un "observatoire des contreparties", qui viendra s'ajouter au "conseil de l'attractivité", au "conseil stratégique de la dépense publique", et même au "conseil de simplification" - quatre nouveaux conclaves, avec présidents et fonctionnaires grassement rémunérés, appartements de fonction, parc de voitures, gardes du corps - et scooters si affinités...

Les silences pesants

Plutôt que de relever toutes les incohérences de ce remarquable "one-man-show", mentionnons plutôt les silences : qu'en est-il de la réduction à 50 % de la part du nucléaire imprudemment promise en mai 2012 ? Pourquoi notre économie subit-elle toujours le carcan des 35 heures, cette curiosité unique au monde qui a fait rire aux éclats les dirigeants chinois (2) et qui continue à saigner notre économie de 25 milliards d'euros chaque année ? Et que dire de l'ISF, cet "impôt imbécile" qui fait fuir entrepreneurs et investisseurs ? Que fait-on de toutes ces retraites anticipées qui nous classent parmi les plus fainéants de la terre, alors qu'ailleurs on travaille jusqu'à 65, 68 et même 70 ans ? La France peut-elle encore se permettre d'avoir cinq millions et demi de fonctionnaires, et de leur assurer jusqu'à 7,2 semaines de congés payés par an ? Que va-t-on faire de sérieux pour empêcher que 500 entreprises disparaissent tous les mois ? Combien de temps va-t-on arroser indistinctement de subventions le cinéma, le théâtre, le livre, les journaux et les buralistes, sans parler des dizaines de milliers d'associations folkloriques, communautaristes ou antiracistes, qui peuvent pousser l'ingratitude jusqu'à attaquer en justice un ministre de l'Intérieur socialiste ? Que faire dans les cas - de plus en plus nombreux - où ceux qui travaillent gagnent moins que ceux qui vivent uniquement des revenus de la redistribution ? Comment améliorer la situation des banlieues, si les trafiquants multicartes - armes, drogue et êtres humains - continuent à y déverser des milliers de malheureux que nous sommes incapables d'intégrer pour des raisons économiques, sociales, politiques, religieuses, éducatives et linguistiques ? Quid de l'aide médicale d'État, qui coûte 600 millions d'euros et attire chez nous les sheikhs du Golfe, les SDF brésiliens, les clandestins kosovars et les mafiosi géorgiens demandeurs de soins gratuits ? Pourquoi s'obstiner à accumuler chez nous un nombre croissant de mineurs étrangers isolés, qu'une humanité élémentaire commanderait de restituer à leurs familles ? Que va devenir cette justice débordée qui se mêle de tout, depuis la fin de vie jusqu'à l'immigration clandestine, en passant par la vente des entreprises, mais semble incapable de juger les criminels dans des délais décents ou de faire appliquer neuf condamnations successives pour antisémitisme et dix-sept décisions d'éloignement du territoire pour séjour illégal ?

Pourquoi ne pas avoir le courage de dire que les 33 milliards d'euros censés servir à la formation professionnelle sont largement détournés par les partenaires sociaux, alors qu'il y a au moins un million d'emplois non pourvus faute de qualifications adaptées ? Que faire d'une politique d'aide au logement inefficace qui coûte 40 milliards - et va en engloutir 600 millions de plus avec le vote de la garantie universelle des loyers ? Qu'est-ce qu'un pays où le Code général des impôts a 3 450 pages, où 1 % des foyers paye 40 % de l'impôt sur le revenu, 10 % en paient 80 %, et 53 % n'en paient pas du tout ? Le choc de simplification viendra-t-il effleurer les 265 autres impôts et taxes, ainsi que les 400 000 normes - record mondial absolu ? Pourquoi consulter les syndicats sur la réforme des impôts, plutôt que les cinéastes sur l'abandon de l'énergie nucléaire ? Où en est le projet délirant du Conseil d'analyse économique auprès du Premier ministre consistant à taxer les 57 % de Français propriétaires sur des loyers imaginaires fictivement perçus (3) ? Comment éviter que la surdose fiscale n'érige le travail au noir en sport national ? Quand va-t-on revoir sobrement un système d'instruction qui n'instruit plus vraiment et produit plus de 20 % d'illettrés ? Qui va nous dire enfin - à 200 000 près - combien il y a de fonctionnaires dans l'Éducation nationale, et combien d'entre eux se trouvent en face d'élèves plutôt que dans des bureaux, à leur domicile, en délégation dans d'obscures associations ou dans des congrès syndicaux internationaux à Hawaï ou à Rio ? Que penser d'un gouvernement dont le ministre de l'Intérieur tente de faire arrêter des délinquants que le ministre de la Justice s'efforce de faire libérer ? Comment endiguer la progression de l'islamisme radical sans oser le nommer ? Comment pacifier la République centrafricaine, alors que nous sommes hors d'état de pacifier nos prisons ? Pourquoi les communicants, qui ont pris soin d'inclure cette fois le couple franco-allemand dans le discours présidentiel, ont-ils fait une nouvelle bévue en oubliant le reste de l'Union européenne ?

L'action verbale

L'important reste que cinquante-cinq ans après les sociaux-démocrates allemands et trente-cinq ans après les communistes chinois, François Hollande reconnaît implicitement les futilités du discours marxisant, les dégâts du dirigisme étatique et les vertus de l'entreprise capitaliste. "Meglio tardi che mai !", diront les Hollandais d'Amsterdam qui parlent italien... (4) Mais, derrière la magie du verbe et les succès de communication, le plus gros reste à faire : réformer autrement qu'en paroles, affronter les ministres narcissiques, les baronnies régionales, les extrémistes de la revendication catégorielle, la base électorale des fonctionnaires et des assistés, les syndicats restés englués dans la lutte des classes, et surtout un Parti socialiste qui distingue toujours aussi mal valeurs de gauche et valeurs gauchistes, tradition d'accueil et immigration incontrôlée, éducation et instruction, travail productif et assistanat, communauté nationale et communautarisme sectaire, jeunes défavorisés et délinquants endurcis, tolérance et angélisme, refus du racisme et antiracisme agressif, droit de grève et gréviculture, islam et islamisme, égalité et égalitarisme, solidarité et démagogie, idéalisme et déni de réalité... Good luck, Mister President!


 

(1) Nom de code donné à François Hollande par ses gardes du corps. Plus familier, mais moins flingueur que le "Tonton" décerné à François Mitterrand.

(2) Déclarations au Figaro de l'ancien ambassadeur de Chine en France Wu Jianmin : "Lorsque j'ai raconté aux dirigeants chinois que le gouvernement avait promulgué la loi sur les 35 heures, ils ont ri et ne pouvaient plus s'arrêter. [...] Le travail crée la richesse. Avec les 35 heures, on a créé une mentalité d'assisté qui encourage la paresse. C'est ça qui faisait rire les dirigeants chinois." À rapprocher de la réponse du Premier ministre espagnol Zapatero, à qui l'on demandait s'il envisageait d'introduire les 35 heures dans son pays : "Vous voulez rire ?"

(3) Rapport du Conseil d'analyse économique : "Les loyers implicites - ceux que devraient payer les propriétaires occupants s'ils étaient locataires - échappent à l'impôt, alors qu'ils constituent un revenu du capital." Le CAE recommande de "taxer [ces] loyers implicites nets".

(4) Mieux vaut tard que jamais !

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Published by voxpop - dans La France en résistance
18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 15:41

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Le rapport Pisani-Ferry qui a été remis à Najat Vallaud-Belkacem le 15 janvier vise à lutter contre les stéréotypes filles-garçons et ce dès le plus jeune âge.

Une partie des recommandations du rapport sont pleines de bon sens : encourager les filles à s’intéresser aux métiers technologiques (informatique,…), développer l’apprentissage dans les métiers fortement féminisés (secrétariat, service à la personne,…), encourager la pratique sportive chez les filles.

Mais le rapport insiste particulièrement sur des recommandations extrêmement étonnantes :

- Faire de la mixité des métiers de la petite enfance (personnel de crèches, assistantes maternelles) une priorité pour ne pas véhiculer le stéréotype que les femmes sont plus à même de garder les enfants que les hommes.

- Modifier les manuels scolaires pour y retrouver des représentations des hommes et des femmes dépourvus de tout stéréotype.

- Construire des parcours d’orientation en 3ème et seconde pour que les jeunes envisagent sérieusement des métiers non conformes à leur sexe.

- Créer des supports d’éducation pour expliquer aux parents que leur pratique éducative peuvent entraîner à leur insu, des risques sanitaires ( !) pour leurs enfants

Ceci est à rapprocher des déclarations faites par Jean-Marc Ayrault le 6 janvier dernier en fixant deux priorités pour l’année 2014 :

- Mettre en œuvre toutes les politiques nécessaires pour que les femmes travaillent autant que les hommes.

- Faire de la mixité des métiers une priorité, et tout particulièrement en ce qui concerne les métiers de la petite enfance.

Le gouvernement regarde avec fascination les pays nordiques comme « modèle » de ce qu’il conviendrait de faire en matière de lutte contre les stéréotypes.

Ils oublient de regarder les faits avec objectivité :

- Les pays Baltes où le taux d’activité des hommes et des femmes est identique ont un taux de natalité proche d’un enfant par femme seulement. A l’heure où le taux de natalité de la France fléchit, est-ce intelligent de se fixer ce type d’objectif ?

- La France a le plus fort taux de féminisation de ses cadres et dirigeants d’entreprise d’Europe. En France, 39% des cadres et dirigeants d’entreprise sont des femmes contre seulement 26% au Danemark, 24% en Suède et 17% en Finlande (source Eurostats 2008). Où serait le progrès pour les femmes de vouloir copier à tout prix la politique de ces pays nordiques ?

N’est-il pas temps d’arrêter de gouverner à coup d’idéologie et de réconcilier la politique avec le réel ?

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Published by voxpop - dans La France en résistance
18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 15:30
AGORAVOX
L'auteur du "Meilleur des Mondes" porte plainte contre le gouvernement français pour plagiat de son roman de science-fiction décrivant un totalitarisme "doux" de citoyens conditionnés et anesthésiés.
 
A travers cette plainte "imaginaire" il est urgent de dénoncer les dérives égalitaires qui s'installent sournoisement (véhiculées entre autres par la théorie du genre) et détruisent petit à petit nos libertés.
 
Voici brossé le tableau apocalyptique vers lequel nos gouvernants nous dirigent imperceptiblement mais surement.
 

« — Offrez-leur encore une fois les fleurs et les livres. Les infirmières obéirent ; mais à l’approche des roses, à la simple vue de ces images gaiement coloriées du minet, du cocorico et du mouton noir qui fait bêê, bêê, les enfants se reculèrent avec horreur ; leurs hurlements s’accrurent soudain en intensité. — Observez, dit triomphalement le Directeur, observez. Les livres et les bruits intenses, les fleurs et les secousses électriques, déjà, dans l’esprit de l’enfant, ces couples étaient liés de façon compromettante ; et, au bout de deux cents répétitions de la même leçon ou d’une autre semblable, ils seraient mariés indissolublement. Ce que l’homme a uni, la nature est impuissante à le séparer. — Ils grandiront avec ce que les psychologues appelaient une haine « instinctive » des livres et des fleurs. Des réflexes inaltérablement conditionnés. Ils seront à l’abri des livres et de la botanique pendant toute leur vie. — » 

Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes

(Note : le titre du billet est fictif)

Sur l’incapacité congénitale et autruchière de nos politiques (surtout ceux en poste) à penser ne serait-ce que le prolongement d’une bête tendance linéaire, oui il y aurait fort à dire. De quelle tendance est-ce que je parle ? Peu ou prou, celle qui consiste à marcher résolument droit vers le mur ; celle qui consiste à accumuler loi après loi des propositions stupides visant à rendre par la force et contre leur gré les individus de plus en plus égaux et de moins en moins libres, exactement comme dans le roman d’anticipation cité, tout en leur rendant de plus en plus insupportable l’écart d’inégalité résiduelle. Voilà ce dont il est question aujourd’hui, il est question de cette fan(t)a(s)tique et œcuménique théorie du genre.

Tout commence il y a un peu plus d’un siècle. Mais la France, si elle s’est honorée très tôt dans l’abolition de d’esclavage, va à un rythme plutôt pépère sur le sujet des droits des femmes. Une fois l’égalité des droits enfin acquise, et la constitution saturée d’égalité homme-femme, on ne s’est pas arrêté en si bon chemin. On a commencé à en déverser un peu partout, comme dans le code du travail qui est bien plus volumineux et propice à épancher cette soif d’égalité. On s’est attaché à donner à la femme les mêmes chances, en espérant voir les mêmes résultats. Mais là hic : on butte sur un socle, l’objectif d’égalité parfaite est là, tout proche, à portée de main, mais impossible de l’atteindre complètement. Flûte alors ! Et chez nos voisins itou ! Qu’à cela ne tienne, fi des chartes, des jurisprudences et du droit des entreprises, on va sortir l’arme chimique* de la théorie du genre, inventée – pas si récemment d’ailleurs – aux US.

*Je dis « chimique » parce que la première grande réussite de cette théorie est d’avoir transformé un jeune garçon handicapé à la naissance en petite fille grâce aux hormones et de l’avoir quelques années plus tard conduit au suicide lui et son frère jumeau.

Elle dit, en gros, que si on n’arrive pas à réduire l’écart observé entre homme et femme, ce n’est pas du tout parce qu’il y aurait des différences biologiques, psychologiques et comportementales irréductibles, non non, c’est juste qu’il faut tout simplement changer notre définition de l’homme et de la femme

Bref, on le voit la théorie du genre est une locomotive folle qui est en train d’échapper complètement aux vraies féministes qui l’avaient lancée. Elle a été récupérée au passage par les lobbies gays, qui ont vu en elle le cheval de Troie leur permettant – il était temps ! – d’imposer leur(s) modèle(s) sur la même marche du podium que le modèle PME (père-mère-enfants) voire un peu plus haut si possible, car rien n’est jamais tout à fait égal en ce bas monde. Oui : si l’homme et la femme ne sont que constructions culturelles et éducatives, alors toute combinaison quelconque des éléments homme, femme fait une aussi bonne famille. Affirmer le contraire, c’est caca.

Comme je le dis toujours, ne nous arrêtons pas au milieu du chemin (c’est dangereux surtout s’il y a des voitures), allons jusqu’au bout des raisonnements et poussons cette théorie du genre dans ses retranchements les plus obscurs.

L’exercice consiste à lister d’une part ce qui se trame dans le domaine de la lutte contre les discriminations homme-femme, et on verra qu’il y a quelques d’excellentes choses, et aussi tout ce qui peut encore être imaginé au-delà d’un point que je qualifierais de « raisonnable et sain » ; c’est là que mon article deviendra tragicomique.

Les mesures de coercition égalitaire viennent bien sûr progressivement (vous vous rappelez la grenouille qu’on cuit à petit feu) ; je les décline en 5 catégories, celles qui n’existent pas encore, que je qualifierai d’hypothèses pures. Puis celles, bien réelles, qui se déclinent tout d’abord gentiment, comme des idées bien-pensantes sur les plateaux télé (phase 1), dans les blogs du Monde et les magazines féminins à la mode*. Puis les mesures seront testées dans les administrations et la fonction publique, vitrines de l’idéologie étatique (phase 2). Malgré l’absence de résultats positifs, on enclenchera la phase 3 qui est l’élargissement aux entreprises, aux écoles, aux crèches, aux lieux accueillant du public et tutti quanti. Enfin, lorsque les citoyens auront été bien déconstruits, on passera à la dernière phase 4 : la pénalisation des traitements inégalitaires dans la vie privée des gens, au sein mêmes des familles. Concrètement, oui, dans une volonté d’apaisement cela fonctionnera sur dénonciation. Mais assez de théorie, place à un avant-goût de la société égalitaire de demain.

 * Malin ! Car les femmes enceintes, jeunes mamans ou en mal avec leur corps sont des personnes vulnérables en manque cruel de conseils de tout genre, bref un public parfait pour semer la bonne parole.

ENFANCE

Imposer au père à celui des deux parents qui n’a pas donné naissance à l’enfant de prendre un congé parental lui aussi, sous peine de sanction financière : perte ou réduction des allocations (phase 4).

Expérimenter des crèches « asexuées » : pas de jouets classiques de type voitures ou poupées, de peur de constater qu’effectivement il y a une orientation naturelle de certains… (déjà en cours : phase 2). Les enfants ne joueront qu’avec des formes géométriques sans article devant (le carré, le triangle, le cercle… beurk !).

Les contes pour enfant mettant en scène des familles « traditionnelles » uniquement ne seront plus proposés en crèche, voire carrément interdits, ces dernières remplacées par des couples multiformes, des ruptures fréquentes, quelques des relations homosexuelles (phase 3). Et il ne faut suuuurtout pas que les images de petites filles aient l’air de petites filles !

Les parents qui refusent de soumettre leurs enfants aux cours obligatoires d’éducation sexuelle seront envoyés en prison (phase 4 en Allemagne et Espagne). Si les parents décident de scolariser leurs enfants à la maison, ils risquent tout simplement de se les faire « enlever » (phase 4 en Allemagne).

Il sera créé un corps « d’inspecteurs de l’égalité » qui viendront pratiquer des contrôles aléatoires au domicile des parents ayant choisi d’élever chez eux leurs nourrissons. Parents qui risqueront la perte les allocations si jamais – shocking ! – on découvrait dans les tiroirs du placard des vêtements bleu ou roses ; pire, si des petites voitures sont proposées au garçon, alors là on retirera carrément l’enfant à ces parents haineux (hypothèse). De quoi se plaignent-ils, tout enfant appartient à l’Etat (entendu récemment sur les bancs de l’A.N.) !

Enfin, un parent se faisant appeler « papa » ou « maman » par son enfant dans la rue pourra être conduit au poste pour une amende forfaitaire de 1500euros pour discrimination publique envers les couples de même sexe. (hypothèse)

ESPACE PUBLIC

Normes de construction des sanitaires pour imposer le même nombre de WC hommes et WC femmes dans tous les bâtiments administratifs ou accueillant du public (hypothèse). Au diable la sagesse populaire, on obligera par décret les femmes à uriner mois souvent, ou on les opérera de la vessie si c’est le prix de l’égalité !

Obligation pour les hommes d’uriner debout (phase 2 dans certains pays nordiques). Pour éviter toute récidive, on abattra les arbres sur les aires d’autoroute, trop propices aux épanchements virils.

Puisque les logos des toilettes (femme à jupe et homme avec chapeau/moustache, ou variantes) semblent perturber énormément certaines personnes qui y voient un vaste complot freudo-marxisto-machiste, supprimons-les carrément. Nous incluons également dans cette rubrique tous les panneaux du code de la route représentant des écoliers, des femmes, etc. (phase 1)

Instauration d’une amende de 2è classe pour tous ceux qui laisseraient leur place à une faible femme dans un transport en commun. Honte aux machos ! (hypothèse)

On aura enfin des prêtresses et des imamesses (quel joli mot !) (phase 1) ; on aura des vêtements unisexes pour les fonctionnaires (de bonnes idées à prendre chez nos amis les Khmers rouges)

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Enfin pour faire un clin d’œil à l’introduction de l’article, de nombreux fleuristes feront faillite et une taxe prohibitive sur les fleurs servira à payer des mesures pro-égalité. La bonne nouvelle, c’est qu’il sera discriminatoire pour mon coiffeur de pratiquer un prix différent pour les hommes et les femmes : c’est la mienne qui va être contente ! (hypothèse)

LANGAGE

Aaaahh le langage… querelle des anciens et des modernes. Depuis la féminisation des noms de professions (Madame la Ministre, phase 2), la grammaire est dans le viseur !

Modification de toutes les expressions de langage pouvant porter une discrimination, à commencer par les mots de père ou mère (phase 1/2) et leurs dérivés tentaculaires (il y en a partout dans la langue, quelle plaie !) ; en vrac : les femmes et les enfants d’abord / homme de main / homme à tout faire / barbapapa / pas mort d’homme / la mère de tous les vices / mère poule / remède de grand-mère / le père-Noël / l’instinct maternel / materner quelqu’un / école maternelle / prises mâles ou femelles / Ecole maternelle (phase 1) / maternité / investissement ou usage en père de famille / tel père tel fils, etc. Les dictionnaires récalcitrants perdront leur agrément scolaire. (hypothèse)

L’Homme pour désigner le genre humain ? Pouah ! Les noms latins de nos ancêtres préhistoriques ? Pouah ! (hypothèse)

A l’instar de nos amis anglo-saxons en avance sur tout, un genre neutre sera instauré* pour désigner tous les objets (dont les enfants avant qu’ils choisissentleur sexe). Pourquoi UN sac à main mais UNE voiture (phase 1) ? En attendant les censeurs se consoleront avec les participes passés et les petites parenthèses : « tout(e) femme** ou homme** enceint(e) devra suivre un(e) formation approprié(e) à l’égalité ». (phase 2/3)

*il existe déjà, c’est le masculin qui porte le neutre, mais peu importe…

**J’ai tiré au sort sur lequel des deux apparaîtrait en premier dans la phrase.

ENTREPRISES

Politique de quotas (phase 3), dans les fonctions électives puis dans les entreprises, avec lesquelles je suis plutôt en désaccord pour les raisons suivantes (précédent billet).

Stricte parité dans les effectifs des entreprises. Stricte, j’ai dit. En conséquence, aucune entreprise ne pourra avoir un nombre impair de salarié. Les embauches se feront par deux… Et vous pourrez très bien vous faire virer juste pour « équilibrer » le licenciement d’une personne de sexe opposé. (hypothèse) Attention à vous si vous organisez une réunion de travail entre 2 hommes et une femme.

Prisons (je mets ici à défaut d’une catégorie appropriée) : La mixité totale, bien sûr (hypothèse), afin d’empêcher des petits plaisantins de profiter indûment des facilités de changement de sexe ou de mariage bidon : ici ou ici.

ETAT CIVIL

Suppression du terme de Mademoiselle dans les papiers officiels (Phase 3)

Concernant les noms de familles lors du mariage, assez de la domination masculine : chacun gardera le sien, et les enfants auront un nouveau nom qui sera constitué de la moitié* du nom du père et de la moitié de la mère : on espère vivement que Mme DUBOIS et M. TROUVILLE n’auront que des chats … (Voir mon autre billet sur le sujet) (hypothèse)

autorisation de déclarer un enfant « sans sexe » (phase 4 en Allemagne dès le 1er Novembre !).

Les prénoms hermaphrodites/androgynes (Camille, Dominique, Térence, Noël, Claude, Lou, Jackie, Gwenaëll, Morgan, Sacha, Alex, tous les noms de voiture aussi, etc. **) seront largement répandus dans la presse people et les manuels d’école (phase 1). Avec à la clé une prime aux parents qui auront choisi un prénom qui « lutte contre les stéréotypes ». (hypothèse)

Il deviendra vite évident qu’il faudra interdire toute étude statistique demandant aux gens leur sexe. La CNIL y veillera soigneusement. (hypothèse) Vous imaginez, des statistiques de délinquance selon le sexe pourraient montrer que les femmes sont « naturellement » moins violentes, ce qui est une pure hérésie.

*Hélas on pourrait accoler les deux mais vous imaginez vite le problème au bout de 3 ou 4 générations…

**On me signale que Noël a été retiré de la liste pour une raison inconnue.

ART, PRESSE & SPECTACLE

Autant vous dire tout de suite que ça va chauffer pour les types comme John Gray (auteur du bestseller les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus) et un tel terroriste pourra s’estimer heureux si la Russie ou l’Equateur lui accorde l’asile politique. (hypothèse)

En littérature, cela va faire très, très mal, surtout dans les lettres classiques envahies à souhait de clichés nauséabonds (article). Il faudra censurer déprioriser des centaines de passages dans les classes de français. En définitive, l’ensemble de la peinture, de la sculpture classique n’est-il pas machiste et n’encourage-t-il pas l’homme à dire non aux travaux domestiques ? (hypothèse)

SPORT

On vient d’apprendre que le fameux match de tennis où une joueuse avait battu en 1973 un ancien champion retraité avait été truqué ! Honte aux journalistes vendus à l’ordre sexué qui ont osé publier ça. Il y a encore du chemin à faire et je propose désormais que les chaînes de sport doivent obligatoirement diffuser autant d’événements masculins que féminins. Non, mieux, toutes les disciplines seront mixtes, point barre. On imagine la rigolade pour des sports comme la boxe, l’haltérophilie… pour lesquels il faudra bien autoriser le « dopage pour tous » sans quoi les différences naturelles seraient trop « voyantes »… (hypothèse)

SEXUALITE

Ultime graal des sex-trémistes, la sexualité et sa douloureuse asymétrie. Que faire pour « normaliser » cette partie de la vie (plus très) privée où, quoi qu’on fasse, l’homme, parce qu’il pénètre la femme, se retrouve toujours en position plus ou moins dominante ? Et là, tenez-vous bien, nous sommes déjà entrés enphase 1. On commence à lire des choses, des gens qui disent que ça serait bien un jour de rendre symétriques les relations sexuelles. Quèsaco ? Concrètement, ils veulent promouvoir la sexualité orale et « manuelle », et supprimer le rapport sexuel traditionnel*.

– « Mais pour faire des enfants il faut bien encore en passer par la !? » Pas de panique, Madame Dubois, les enfants conçus à l’ancienne, c’est-à-dire hors Fécondation In Vitro, seront déclarés non-conformes » (hypothèse). Je m’arrête là, car l’avocat d’Aldous Huxley fronce les sourcils.

* Impossible ? On suggère bien aux adolescents de s’essayer aux rapports homosexuels (phase 2

FIN

Un jour la France entrera en guerre, et notre armée parfaitement mixte sera mise en déroute par une armée adverse 95% masculine, malgré les diverses menaces de procès qu’on leur aura envoyées (hypothèse).

*******

Que dire, que rajouter à ce tableau ? Juste qu’il y a des gens pour qui tout ceci est réellement un idéal de société, et que certains d’entre eux sont aux commandes de la France grâce à nos bulletins de vote…

Hervé Legourvière (HerveLE)

Note : le titre du post est fictif. 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 07:54
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 07:43
Entretien avec Xavier Raufer
Bd Voltaire

Le 17 janvier 2014

Huit Roumains, certains armés de haches, sont interpellés en flagrant délit lundi, alors qu’ils braquaient une bijouterie près des Champs-Élysées à Paris. S’ils n’en sont pas à leur coup d’essai, leur mode opératoire est relativement nouveau en France.

À Paris, c’est le second pillage par la même équipe. Le premier, c’était en octobre 2013, rue de la Paix. Notons d’abord l’insondable mépris qu’éprouvent ces malfaiteurs pour les instances françaises de répression : cette première attaque s’est produite à 200 mètres du ministère de la Justice et du bureau de Mme Taubira.

Mais ces attaques « smash and grab » (« fracasse et rafle ») sont fréquentes ailleurs en Europe, notamment à Londres depuis 2010. Chaque fois, cinq, six, voire 15 individus se ruent en meute sur une bijouterie, fracassant des vitrines devant des employés pétrifiés par la surprise et la primitive brutalité de l’acte, et fuient enfin comme une volée de moineaux, des bijoux ou des montres plein les poches. Il y a bien sûr des arrestations – inévitables avec un tel modus operandi, que ces bandits subissent avec fatalisme. Ils se débattent, certes, mais pas dans le genre farouche, tant pis si j’y laisse ma peau.

Ces interpellés étaient roumains de nationalité, en général issus de clans nomades criminalisés. De tels « smash and grab » sont fréquents en Europe depuis 2010 ; on sait qui sont les bandits et d’où ils viennent. Donc, en octobre 2013 à Paris, on est surpris de voir le porte-parole de la police tomber des nues devant la « nouveauté » de telles attaques, et l’impréparation flagrante des professionnels de la bijouterie-joaillerie devant de tels actes.

Les instances de répression et les syndicats professionnels devraient un jour réaliser qu’il n’y a plus de frontières en Europe, que les bandits entrent à leur guise dans une France sans frontières et que si un « smash and grab » advient à Londres, ce n’est qu’à deux heures en Eurostar de Paris et qu’ainsi, mieux vaut se préparer.

Quel amateurisme ! Certains d’entre eux restent coincés dans le sas de sécurité, ne pouvant plus ni entrer ni sortir… Qui sont ces gens ?

Les stratèges de telles opérations sont de grands professionnels, sachant où écouler les bijoux, comment couvrir leurs traces, etc. Les exécutants, les jeunes bandits du terrain, apprécient lucidement le risque. Les chefs comme les troupes connaissent le laxisme de la justice Taubira. Comme, en France, la police et la gendarmerie font encore leur boulot proprement, ces bandits savent leur arrestation probable, mais qu’ensuite la justice les élargira au nom de la « culture de l’excuse »… pauvres victimes de l’exclusion et du racisme… j’ai volé car j’avais faim… toute ma famille à nourrir… et autres bobards que les juges Taubira avalent goulûment.

Comment lutter contre de tels desperados, sans doute fort dangereux ?

Mais on sait très bien comment faire ! Preuve : les huit de lundi étaient repérés et suivis depuis leur arrivée sur le territoire français. Dès le flagrant délit manifeste, à la première vitrine attaquée à la hache, ils ont été cueillis par ceux qui les filaient et n’attendaient que ça. En France, le seul problème est un affligeant laxisme judiciaire. Désormais, pour notre justice, tous les prétextes sont bons pour élargir les malfaiteurs, y compris les auteurs de vols à main armée — et attaquer une bijouterie avec une hache est un vol à main armée.

Donc, pas besoin d’être grand criminologue pour prédire le futur, en liberté, de tels auteurs de « smash and grab » : ils réitéreront en France ou en Europe. Ce, selon la seule intangible loi criminologique, l’effet de déplacement, fondé sur un basique raisonnement coût-bénéfice : là ou cela rapporte le plus et où le risque carcéral est minime. Or, la France est un pays riche avec une justice « passoire ». Attendons sereinement les statistiques criminelles de l’année 2013. Les résultats du laxisme Taubira y apparaîtront de façon éclatante.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 14:02

 

À chaque instant ? Peste ! Et pourtant…

Le général de Gaulle est-il apparu une seule fois aux Français pendant les onze années de son règne autrement qu’en complet croisé ou, les grands jours, en uniforme ? Son nom, ses paroles, ses actes ont-ils figuré une seule fois dans une autre rubrique que celles de la politique ou de l’histoire ?

......

Homme public, homme d’État, chef d’État, un homme politique n’est jamais qu’un homme, je veux dire un être humain avec ses petitesses, ses faiblesses, ses failles, ses erreurs et même ses vices. Il peut avoir une vie sentimentale agitée, voire tumultueuse, il peut cultiver son droit au bonheur dans son petit jardin, mais le petit tas de secrets que, comme tout autre, il accumule au long de son existence, et qui n’appartient qu’à lui, doit rester ignoré de tous et confiné à l’intérieur d’un mur inviolé. En revanche, il doit se souvenir – il se doit de manifester, par sa manière de parler, de se tenir, d’être – qu’il incarne et qu’il représente la France, que c’est un choix auquel nul ne le contraignait et qui l’engage à tout instant.

 

Cravate de travers, cheveux teints et petite blague à deux sous dans le coin, les occasions n’avaient pas manqué de constater que François Hollande flottait dans le costume qu’il avait audacieusement endossé le 6 mai 2013. Nul n’avait imaginé qu’un président de la République ferait un jour la une d’un magazine people déguisé en livreur de pizza, qu’un président de la République (moralement) en caleçon serait et ferait de la France la risée du monde entier.

Qu’il inspire la sympathie ou cristallise les hostilités, un président de la République doit avoir le respect de lui-même s’il veut mériter celui des autres. En signant sans le lire son bail de location à l’Élysée, François Hollande semble n’avoir pas noté que celui-ci comportait moins de plaisirs que d’obligations.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 13:54

Le Point.fr - Publié le 14/01/2014 à 10:32 - Modifié le 14/01/2014 à 16:19

L'économiste Charles Gave a calculé le coût réel de la retraite du Premier ministre. 180 000 euros par an ! Matignon conteste ces chiffres.

Entrepreneur en finances internationales qui se partage entre Londres, Hong Kong et Paris, administrateur de SCOR et fondateur de l'Institut des libertés, Charles Gave s'était fait connaître en publiant il y a 10 ans un essai retentissant : Des lions menés par des ânes (éd. Robert Laffont). Un livre dont nous nous sommes fait récemment l'écho. Au printemps 2013, il met en ligne une petite étude pour son Institut des libertés, à partir d'éléments fournis par un correspondant, apparemment bien informé, sur la retraite dont devrait bénéficier Jean-Marc Ayrault quand il la prendra ainsi que sur le montant du capital que devrait posséder un entrepreneur indépendant pour pouvoir disposer d'une retraite identique.

Ayrault toujours officiellement professeur d'allemand depuis 1973

Voyons d'abord la retraite de Jean-Marc Ayrault : notre économiste et son correspondant ont des informations, mais pas toutes les informations, et pas aussi précises qu'ils le voudraient (de fait les calculs qui suivent ne sont pas précisément exacts, ils sont simplement très proches de la vérité), mais l'essentiel est là, dans le cumul de plusieurs retraites qu'ils ont ainsi établi : d'abord, 2 000 euros par mois comme ancien maire de Saint-Herblain, puis de Nantes ; 2 000 euros de plus comme ancien président du district de l'agglomération nantaise, puis de la communauté urbaine ; et 1 800 euros encore au titre de l'Éducation nationale, puisque Jean-Marc Ayrault est toujours officiellement "professeur d'allemand depuis 1973", selon sa dernière biographie officielle. Une carrière de professeur pour le moins fictive, mais prise en compte par l'administration si son fonctionnaire a continué à "cotiser", même s'il n'exerce plus, et même si les cotisations en question sont plus ou moins fictives et plutôt plus que moins. Mais passons ! C'est un autre débat.

Nous en sommes à 5 800 euros par mois auxquels il faut ajouter une retraite de conseiller général que nous allons oublier (impossible d'avoir des informations), mais surtout une pension "plein pot" d'ancien député, de 6 650 euros par mois, à quoi s'ajoutent 2 500 euros environ en tant qu'ancien président de groupe à l'Assemblée nationale. Soit un total de 14 950, arrondi à 15 000, soit 180 000 euros par an. Tout cela, bien entendu, sans compter sa retraite d'ex-Premier ministre, impossible à prévoir aujourd'hui... Arrivé à ce stade et dans l'hypothèse où Jean-Marc Ayrault, qui aura 64 ans le 25 janvier, bénéficierait de sa retraite pendant une vingtaine d'années, Charles Gave se pose la question de savoir de quelle fortune devrait disposer un indépendant non salarié et non fonctionnaire pour s'offrir pendant vingt ans une retraite identique de l'ordre de 180 000 euros par an, laquelle est, de plus, garantie par l'État français.

C'est là où nous retrouvons le calcul effectué par le conseil d'administration de PSA qui doit "provisionner" la retraite complémentaire de son dirigeant - c'est une dette pour l'entreprise - et prévoir ce qu'il faudra lui verser chaque année pendant une certaine durée fixée par la compagnie d'assurances de l'entreprise. Dans le cas de Philippe Varin, rappelons qu'il était question de provisionner sur 25 ans la somme de 21 millions d'euros qui incluait des charges sociales (beaucoup) et des taxes (de plus en plus).

"Ayrault est parfaitement protégé"

Alors, les 180 000 euros par an de Jean-Marc Ayrault, combien faut-il détenir à la banque pour s'offrir de pareils revenus pendant vingt ans, durée choisie par Charles Gave ? Voici sa réponse : "Les taux d'intérêt "longs" en France aujourd'hui sont aux alentours de 2 %. Pour que 2 % de mon capital me donnent 180 000 euros par an, il me faut faire une petite règle de trois : il faut que mon capital soit de 9 millions d'euros (2 % sur 9 millions = 180 000 euros)." Certes, raisonne Gave, mais nous sommes en France : pour un capital de 9 millions d'euros et, "prenant ma retraite en France, la moitié de mon revenu théorique servira à payer l'ISF et je n'aurai plus un revenu de 180 000, mais de 90 000 euros, sur lequel je paierai l'impôt sur le revenu au même titre que monsieur Ayrault."

Donc, calcule-t-il, "pour avoir le même revenu après impôt sur la fortune, si je veux vivre en France et si je veux que ma retraite soit également garantie par l'État français, il me faudrait un capital de 18 millions d'euros au moins." Mais ce n'est pas encore suffisant, la retraite de Jean-Marc Ayrault, comme toutes les retraites de la fonction publique, étant totalement indexée sur l'inflation, il faut encore plus de capital pour être dans une position symétrique : "Si les prix montent de 2 % par an, il faudra environ 36 ans pour que le niveau général des prix double. Donc, à 18 ans, conclut Charles Gave, je serai à peu près à 50 % d'une hausse contre laquelle monsieur Ayrault est parfaitement protégé, mais pas moi." Les 18 millions ne seront donc pas suffisants pour tenir une vingtaine d'années et "il me faudrait disposer d'au moins 50 % de plus, ce qui amène le capital requis pour que je vive aussi bien que notre cher Premier ministre à au moins 27 millions d'euros."

Charles Gave qui voit bien ce qui se passe autour de lui à Paris enfonce un peu plus le clou : "Arrondissons à trente pour tenir compte des voitures de fonction, des voyages gratuits et des autres menus avantages qui adouciront la dure vie de notre héros"... Autrement dit, si "notre Ayrault" était un entrepreneur du privé, vivant des revenus de ses affaires, la valeur actualisée de sa fortune devrait tourner autour de 30 millions d'euros, alors que pour notre élu et fonctionnaire, "ce sont les payeurs d'impôts qui vont lui assurer le niveau de vie auquel il a droit". Et tout cela, clairement, sans compter la énième retraite supplémentaire de conseiller général d'Ayrault non prévue dans notre calcul et surtout celle d'ex-Premier ministre, impossible à calculer actuellement. Un total qui finirait par dépasser largement les 200 000 euros.

"Les gens au pouvoir s'enrichissent de façon éhontée"

Gave, désabusé, constate que "ce calcul vaut pour messieurs Fabius, Jospin, Emmanuelli, etc., et bien entendu pour tous les dirigeants de l'ancienne majorité dont les talents incontestables n'ont pas été reconnus par les Français alors qu'ils nous ont amenés dans la situation florissante dans laquelle nous nous trouvons". L'économiste observe que les fonctionnaires/élus bénéficient de privilèges exorbitants et il estime que leur système de cumul de retraites payées par des impôts et des taxes, c'est-à-dire via le budget général de l'État, est non seulement anormal, mais abusif. Il lui paraît indispensable, et ce serait, selon lui, "un minimum absolu", que les bénéficiaires de ce système, pour commencer, payent au moins l'ISF sur ces sommes.

Enfin, écrit Charles Gave, "l'impression diffuse qui se dégage de tout cela est que les gens qui sont au pouvoir et qui contrôlent nos vies s'enrichissent de façon éhontée et souterraine et que, pour cacher leur turpitude, ils désignent à la vindicte publique les "riches", alors qu'eux-mêmes sont beaucoup, beaucoup plus "riches", non pas de l'argent qu'ils auraient gagné en jouant la croissance mais de l'argent qu'ils nous ponctionnent". Gérard Depardieu doit certainement doublement apprécier aujourd'hui d'avoir été insulté par Jean-Marc Ayrault. Quant à Philippe Varin, nous savons qu'il a renoncé à sa fameuse retraite complémentaire sous les coups de boutoir des "grandes gueules" médiatiques, faisant preuve ainsi d'une dignité bien mal partagée.

 

Le cabinet du Premier ministre nous demande d'apporter les précisions suivantes :

Le point.fr, dans l'article "L'exorbitante retraite d'Ayrault" publié le 14 janvier 2014, reproduit des allégations déjà maintes fois publiées et démenties. Le journaliste base exclusivement son article sur les travaux de M. Charles Gave, lequel s'appuie sur des calculs erronés qui cumulent des retraites théoriques de mandats. Or, l'écrêtement des rémunérations des élus et le choix des modes de cotisation aboutissent à des résultats bien différents. Une simple rigueur méthodologique, voire une simple vérification auprès du cabinet du Premier ministre, aurait permis de corriger ces informations.

Pour rappel,

Au titre d'ancien de l'Éducation nationale, le montant de la retraite de Jean-Marc Ayrault s'élève à 2 200 euros mensuels.

Au titre d'ancien député, il touchera, quand il n'aura plus d'activités, 5 500 euros nets en raison de ses 26 ans d'ancienneté.

Au titre d'ancien élu local, tous mandats confondus, et en raison de sa cotisation à l'Ircantec, il touchera, une fois qu'il n'aura plus d'activités, 700 euros.

 

  
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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 08:39
 Bd Voltaire
G Cluzel    

    
Le 14 janvier 2014
Il disait vouloir être un « président normal ». Mais un « président normal » n’est pas un « homme normal ».
       

Une des innombrables conséquences de l’affaire Julie Gayet ? Avoir montré les défaillances en matière de sécurité du Président. Le paparazzi par lequel le scandale est arrivé est formel : « Le Président est mal protégé. », « il n’y avait quasiment pas de sécurité autour du Président », « j’aurais pu attenter à sa vie ». Et le monsieur s’y connaît : il est également l’auteur, en 1994, des premières photos de Mazarine publiées par Paris Match ; un travail qui, dit-il, lui avait donné autrement plus de fil à retordre.

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, tout en démentant, se défausse prudemment : « Le Groupe de sécurité de la présidence de la République est autonome. Je n’ai pas à être au courant des déplacements du Président. S’il décide d’aller dans un endroit, c’est de sa responsabilité. » Autrement dit, si légèreté a été commise, elle est du seul fait du Président.

François Hollande s’est donc mis en danger comme, semble-t-il, aucun de ses prédécesseurs ne l’avait fait avant lui.

Tout cela, après tout, ne nous concernerait pas — François Hollande étant un grand garçon de 59 ans — s’il n’était, cela lui est sans doute sorti de l’esprit, président de la République. Et l’on en vient à partager l’avis de Jean-Luc Mélenchon : François Hollande n’est pas « habité par la fonction ». Non, la fonction ne l’habite pas, et il n’habite pas la fonction. Il y séjourne parfois, comme dans une location saisonnière, et puis il rend les clés. Parce que c’est trop lourd à porter. Il disait vouloir être un « président normal ». Mais un « président normal » n’est pas un « homme normal ». Il renonce en acceptant la charge — grandeur et servitude — à un mode de vie ordinaire. Il s’entoure de précautions, de garanties, de gardes du corps. Non pour lui-même, bien sûr, mais par respect pour ce qu’il représente, et donc pour la France.

« Ma personne n’est rien, mon principe est tout », disait le comte de Chambord, petit-fils de Charles X, quand il aspirait à monter sur le trône de France. Pour Hollande, c’est tout le contraire : son principe n’est rien, sa personne est tout. « Je ne suis pas un héros », se plaint-il comme Daniel Balavoine. Non mais laissez-le vivre, lâchez-le un peu ! S’il a cette fille dans la peau, il a quand même le droit d’aller la voir, non, sans un aréopage de baby-sitters ? Il est majeur et vacciné, et puis marre. Sauf que Daniel Balavoine, évidemment, n’avait pas les codes nucléaires. Pourvu que Hollande — ce que l’on peut être tête en l’air quand on est amoureux ! — ne se soit pas servi du petit papier comme pense-bête pour les croissants. Pourvu qu’il n’ait pas oublié la mallette noire comme une vulgaire pizza dans le coffre du scooter ou que, l’ayant confondue avec la trousse à maquillage de Julie, il ne l’ait pas laissée dans l’appart’, à la merci du premier mafioso corse venu.

Alors oui, Hollande a été léger. Léger mais, voyez-vous, pas vraiment coupable. Car derrière le « Gayetgate » – on vient de l’apprendre dans la presse –, il y aurait un complot. Comme du temps de Nafissatou planerait l’ombre de Sarkozy. Machiavélique personnage sans lequel les socialistes seraient, bien sûr, aussi chastes que des moines bénédictins… Bon. Si Hollande refuse d’habiter la fonction, il y en a au moins un qui est prêt à reprendre le bail.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 08:25

Bd Voltaire Renaud Camus

Impossible de ne pas vous interroger sur l’affaire Hollande/Gayet. Les médias ont-ils eu tort, comme on l’a beaucoup lu, de ne pas respecter la vie privée du président de la République ?

Absolument. C’est la fin d’une tradition française qui était tout à l’honneur de notre pays. Closer a réussi le tour de force de rendre Mme Trierweiler presque sympathique, ou en tout cas pitoyable, digne de pitié, ce qui n’était pas assuré au départ. Cela dit, les principaux responsables de la situation actuelle, ce sont tout de même le président de la République et elle — lui surtout. Ils ne sont pas mariés, leur union n’a aucun statut juridique. C’est bien entendu leur droit le plus strict mais alors pourquoi ont-ils imposé officiellement ce lien strictement privé aux Français et à la terre entière, président des États-Unis et empereur du Japon compris, qui n’en revenaient pas de cette muflerie ? C’est eux qui ont fait de leur vie privée quelque chose de public, en allant jusqu’à officialiser l’expression de Première Dame, First Lady, aussi purement américaine que la main sur le cœur de Nicolas Sarkozy pendant les hymnes nationaux ou que la syntaxe de nos prétendues “élites”, qui maintenant parlent anglais même en français. Première Dame est déjà absurde, en France, pour une épouse de président, mais devient grotesque pour une maîtresse. La télévision parlait sans rire, hier, du cabinet de Mme Trierweiler ! François Hollande ne peut pas reprocher aux Français de s’intéresser à Mlle Gayet si elle doit être présentée en leur nom à Vladimir Poutine ou au Saint-Père, si libéral.

On dit que nous sommes la risée de la presse étrangère : quelles conséquences cette affaire aura-t-elle pour la France ?

De toute façon la France est déjà la risée du monde entier, qui n’en croit pas ses yeux de la voir se laisser coloniser par ses anciens colonisés, et ses gouvernements encourager sur son sol la substitution ethnique.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 08:37

Bd Voltaire

Dominique Jamet

 

Rien n’est plus encombrant qu’un ami maladroit. À peine Closer avait-il paru, ajoutant aux innombrables sujets de mécontentement de soixante-cinq millions de Français un nouveau sujet de conversation, Jean-Christophe Cambadélis, ancien candidat malheureux – mais pas découragé – à la direction du PS, volait en bon gros ours au secours d’un président de la République en difficulté, son pavé à la main.

Oubliant dans l’émotion que son parti et ce gouvernement sont des pratiquants assidus de la diversion (mariage pour tous, montée du FN, affaire Taubira, alias de la banane, affaire Dieudonné, dite de la quenelle), Cambadélis soutenait avec ardeur la thèse que dans la situation où est notre pays, enlisé dans la crise, ployant sous le fardeau de sa dette, perdant pied sur tous les marchés, incapable jusqu’à présent d’inverser la courbe du chômage et de remonter la pente, ce n’était peut-être pas le moment d’étaler et de commenter, au défi du respect dû à sa vie privée, les frasques du chef de l’État. Le Président s’amuse, et alors ? La France a tant de problèmes, autrement plus graves, à affronter et à résoudre.

La chose n’est pas douteuse. Mais le problème, précisément, est qu’à entendre les propos du zélé défenseur de François Hollande, la première réaction qui venait à l’esprit était que celui qui a cherché et qui a réussi à devenir le premier des Français a autre chose et mieux à faire, alors qu’un vent mauvais souffle en tempête, que de courir le guilledou comme le jeune homme et le simple citoyen qu’il n’est plus.

Et quand on dit courir, le mot n’est peut-être pas le plus approprié. Pour accéder au pied-à-terre, situé à 150 mètres de son bureau, rue du Cirque (ça ne s’invente pas), qui était devenu le lieu d’élection de ses siestes crapuleuses et autres moments de détente, le Président n’avait en somme qu’à traverser l’avenue Marigny. D’autres auraient fait le trajet à pied. Mais, soucieux de préserver son incognito, c’est suivi d’un seul garde du corps qu’il aimait entre tous, pour sa grande bravoure et ses petits croissants, que notre facétieux chef de l’État avait choisi de se déguiser en livreur de pizza et de déjouer la curiosité des paparazzi en se faufilant dans la nuit parisienne au guidon de son scooter.

Au fur et à mesure que les médias diffusent de nouveaux détails sur ces discrètes escapades qui étaient apparemment bien connues d’un certain nombre d’initiés – journalistes ou policiers –, on est sidéré par l’imprudence et la légèreté des protagonistes de ce feuilleton qui oscille entre le ridicule et le sordide.

Jacques Chirac, nous dit-on, était déjà un familier de cette commode garçonnière que ses propriétaires, sans aucune arrière-pensée, sans aucune contrepartie, sans crainte de voir la chose s’ébruiter, sans en parler à qui que ce soit d’autre que leurs proches – dont un certain nombre, semble-t-il, se trouvent être des truands –, mettent si obligeamment à la disposition des chefs d’État. Entre Corréziens, on s’est refilé cette bonne adresse parisienne.

Depuis son élection, on voyait dans le Président « normal » une sorte de M. Perrichon, un peu balourd, un peu plan-plan, et par là même, d’une certaine manière, attendrissant. On le découvre sous les traits d’un de ces personnages de Feydeau, virtuoses de l’adultère bourgeois, obsédés du cinq à sexe, qui déploient mille ruses pour organiser leurs rendez-vous secrets et se prennent les pieds dans leurs combinaisons, leurs tapis, leurs intrigues et leurs beaux draps.

Des goûts et des couleurs… C’est à chacun de décider si François Hollande a encore l’âge et s’il a le physique de ce genre de fredaines. En revanche, il n’est pas douteux qu’elles s’accordent mal avec sa charge, plus mal encore avec les temps que nous vivons, qui font de celle-ci un emploi à temps plein. Pas de quoi fouetter une chatte, aurait dit feu Félix Faure. Oui, mais le président de la République, sous la Cinquième, n’est plus un dessus de cheminée à qui l’on ne demande que d’être décoratif. Ce n’est pas dans la rubrique des potins de la Commère qu’on souhaite qu’il fasse parler de lui.

L’affaire tombe du reste aussi mal que possible. À la veille de la conférence de presse où il devait présenter et préciser le contenu de son fameux pacte de responsabilité, on se demande si François Hollande va renouveler ou non son pacte de fidélité. Le Président devait dire dans quel délai il comptait résoudre le problème de l’emploi. On va surtout l’interroger sur l’emploi qu’il fait de son temps. Que ce soit dans son jardin secret, que ce soit dans le domaine public, une clarification s’impose.


Sa démission s'impose !!!

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