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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 23:26

 

> Christian Vanneste - Député Honoraire

Christian Vanneste - Député du Nord, Conseiller Municipal de Tourcoing

LA FORCE DU DROIT…
Posted: 19 Jan 2013 06:26 AM PST
Le « Droit » est un mot qui s’use à Force de servir. L’intervention française au Mali se fait au nom du Droit. Un Etat souverain était menacé d’une subversion totale. Il risquait de tomber entre les mains de groupes islamistes auxquels  la communauté internationale et la France, en particulier, avaient abandonné l’immensité du nord de ce pays où ils font régner une terreur fanatiquement contraire à notre conception des Droits de l’Homme. La France ne devait pas s’engager sur le terrain et attendait pour apporter son soutien que les Etats Africains interviennent dans le cadre de leurs organisations et avec l’aval des Nations Unies. Devant l’urgence, elle a pris l’initiative et il faut s’en féliciter afin qu’une base arrière du terrorisme, une zone de non-droit immense ne se constitue pas entre Soudan et Mauritanie, au sud de l’Europe. Mais il ne faut pas gratter beaucoup la surface pour découvrir bien des lézardes dans la légitimité de la situation. Certes, le gouvernement malien a souhaité l’action française, mais il est issu d’un coup d’Etat. Le tracé géométrique des frontières montre assez leur absence de fondement légitime. Les Bambaras ou les Peuls qui gouvernent à Bamako accordent-ils une autonomie suffisante et des moyens de développement au peuple touareg ? La situation systématiquement excentrée des capitales de ces pays du Sahel montre assez le caractère artificiel de ces Etats. Quant à la notion de « guerre juste », si elle semble vérifiée dans le cas présent puisque des Etats, des Autorités à un certain degré fondées en droit, se trouvent en situation de légitime défense face à l’agression,  se heurte néanmoins au fait que les agresseurs se réfèrent « justement » à un tout autre droit et considèrent leur combat comme juste et même saint.
> Plus gênantes encore sont les contradictions qui entourent l’attitude occidentale : en Syrie, elles appuient une rébellion soutenue par les pétro-monarchies et en première ligne de laquelle se situent des islamistes, contre un Etat certes peu démocratique, mais laïque et reconnu depuis longtemps par la communauté internationale. Au Mali, c’est l’inverse, et cela pour faire face aux conséquences de la situation créée en Libye par notre intervention : chute d’une tyrannie pathologique,  anarchie avec présence éminente de fondamentalistes, meurtre de l’ambassadeur américain, diffusion des armes, incapacité de l’Etat de faire respecter sa souveraineté sur son territoire, comme l’a souligné le raid islamiste sur un complexe gazier algérien voisin de la Libye. L’existence des blocs garantissait une vision westernienne du Droit : le Bon à l’Occident, le Truand en face et quelques Brutes au service des deux camps. La chute du mur et de l’Empire du Mal blotti derrière a permis la belle époque du Droit d’Ingérence. Tartuffe a pu imposer le bon droit des Croates, des Bosniaques et des Kossovars musulmans contre les méchants Serbes, la survie des monarchies des sables gorgés de gaz et de pétrole contre l’ennemi public irakien. Le Tibet chinois ou la tchéchénie russe appartiennent à des puissances politiques et militaires qui montrent les limites physiques du droit et de la force : au-delà d’une certaine pression, le droit disparaît, on n’envoie pas le Charles de Gaulle mais Raffarin faire du commerce.
La compétition des « droits »et l’inflation des revendications sont en train de créer une confusion qu’on ne semble gérer que par le relativisme brouillon de nos dirigeants ou par leur hypocrisie professionnelle. A la fin du XIXe siècle, les choses paraissaient claires : les Etats-Nations européens en même temps qu’ils s’ouvraient à la démocratie, colonisaient le monde au nom du progrès, ce droit et ce devoir de celui qui est « en avance ». Le modèle de l’Etat-Nation s’est, ensuite, universellement imposé. La souveraineté réelle des Etats que l’Histoire avait ainsi façonnés devenait un droit revendiqué par des nationalités qui n’avaient jamais connu d’unité politique. C’est ce « droit » abstrait qui a fait disparaître la civilisation austro-hongroise et permis les emprises totalitaires sur l’Europe des nazis puis des communistes. Curieux droit à l’indépendance que celui qui prive des hommes des moyens de garder leur liberté. La décolonisation a, elle-aussi, fait apparaître des Etats artificiels, qui conçus sur le modèle de l’Etat-Nation, n’ont ni l’organisation d’un Etat, ni l’unité d’une Nation. Pendant ce temps, paradoxalement, les Etats européens se diluent dans une Europe incertaine, animal politique sans tête, marché grand ouvert à la mondialisation, vieux continent sur le déclin. Le mot de Nation y est devenu suspect. La nationalité se réduit à une carte d’identité porteuse de droits. Le fait d’en détenir plusieurs permet ainsi de choisir entre le pays qui vous a nourri, élevé et protégé et celui pour lequel vous allez vous battre ou dont vous utiliserez la fiscalité. Au moment même où les Kurdes ou les Touareg veulent être une Nation, beaucoup d’Européens se sentent citoyens du monde ou membres d’une communauté étrangère à l’histoire et à l’identité européennes.
Les droits abstraits tuent les droits réels. Dans nos vieilles sociétés le confort intellectuel de la partie la plus protégée de la population stimule l’imagination de droits artificiels. Celle-ci mine l’existence des réalités politiques et sociales sans lesquelles les droits ne sont que des bulles de savon : la Nation protectrice des citoyens et actrice de leur volonté , la Famille protectrice des enfants et première sphère de liberté et de solidarité au sein de la Nation.
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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 18:23

 

> Christian Vanneste - Député Honoraire

Christian Vanneste - Député du Nord, Conseiller Municipal de Tourcoing

La Guerre et les Ecrans.
Posted: 17 Jan 2013 12:55 AM PST
L’UNION NATIONALE n’empêche pas la lucidité. Si  tout Français doit ardemment souhaiter l’anéantissement des islamistes fanatiques ou trafiquants qui sévissent actuellement au Sahel, et donc la victoire des troupes françaises engagées en première ligne, obtenue avec le moins de victimes qu’il soit  possible parmi les soldats et les otages, il est nécessaire de se poser certaines questions.
> Dans Servitude et Grandeur Militaires, Vigny écrivait : « la parole, qui trop souvent n’est qu’un mot pour l’homme de haute politique, devient un fait terrible pour l’homme d’armes. » On retrouve aujourd’hui la distance entre ces deux mondes, celui où on risque son image et celui où on risque sa vie. L’un mène la guerre sur les écrans, l’autre sur le terrain. Le mot « écran » possède une ambiguïté intéressante. Il est ce qui montre, mais aussi ce qui cache. Les écrans auraient dû montrer cette semaine les images d’une des manifestations les plus importantes de notre histoire, celle qui a rassemblé à Paris sans doute plus d’un million d’opposants au prétendu « mariage » homosexuel confrontées à celles du passage en force autiste de la loi à l’Assemblée. Curieusement, une opération militaire pour libérer un otage détenu depuis trois ans a été déclenchée à une date qui aurait permis, si l’opération avait été réussie, de compenser le poids médiatique de la « manif pour tous » et de restaurer l’image d’un Président, le faisant passer d’un velléitaire sans envergure à un chef de guerre décidé. Elle a échoué dans des conditions déplorables, puisque l’otage n’a pas été libéré, qu’il a sans doute été assassiné, et que deux soldats français sont morts, dont l’un abandonné à l’ennemi. Mais un autre écran, cette fois inattendu, est venu à point reléguer cet échec au second plan tandis que la « manif »et le débat à l’Assemblée tombaient dans les oubliettes de l’actualité et dans l’ésotérisme parlementaire : la guerre au Mali.
> Ces évènements font naître une autre question, remplie d’inquiétude : l’opération somalienne a été lancée sur la base d’informations insuffisantes sur le terrain et les forces ennemies. La riposte au Mali a dû être improvisée à la suite d’une offensive islamiste sur le sud du pays avec le risque de le voir entièrement soumis à ces fanatiques. Voilà de longs mois que l’on palabre pour mettre en oeuvre la libération du Nord, et c’est le Sud qui est attaqué. C’est pas Mai 40, mais tout de même.. Les djihadistes sont arrêtés à Kona, à l’est, mais aussitôt, ils prennent Diabali, à l’ouest, en passant par le territoire mauritanien, tandis qu’un autre groupe s’empare d’otages sur un site gazier algérien, en passant cette fois par la Libye. Des djihadistes « français » seraient présents, ce qui évoque l’affaire Merah. Le fil conducteur apparaît malheureusement : la mauvaise qualité du renseignement ou l’impuissance du politique à l’exploiter. Les exemples abondent dans l’histoire pour le second point.
> « La guerre, prolongement de la politique par d’autres moyens » écrivait Clausewitz. Comme la politique est devenue un art de la communication, la guerre est son prolongement. Les Malouines consolident Thatcher, l’enlisement relatif en Irak affaiblit les Républicains. Les règles sont les suivantes : le minimum de morts dans les armées occidentales, une durée d’intervention courte, une légalité internationale et, si possible une action collective. La Bosnie, le Kosovo, la 1ère guerre d’Irak, l’Afghanistan dans un premier temps ont bénéficié de ce contexte. L’Irak, l’Afghanistan, la Somalie en sont sortis. Le pourrissement qui résulte de l’intervention, même réussie, ou qu’entraîne l’onde de choc dans les pays voisins, ses conséquences à moyen terme disparaissent des écrans pour réapparaître sans que les politiques l’aient prévu. Le fondamentalisme guerrier de l’Islam a trouvé sa source dans la guerre victorieuse des moudjahidines d’Afghanistan contre l’URSS, soutenus par les pays du golfe, le Pakistan… et les puissances occidentales. Ces dernières se sont désintéressés trop tôt du phénomène et se sont retrouvées aux prises avec le monstre qu’elles avaient réveillé et…armé ! La Somalie est un repère de fanatiques et de pirates depuis la chute du faucon noir. Le Sahel menace d’être une nouvelle base inexpugnable du terrorisme, parce qu’après l’opération parfaitement réussie de Sarkozy en Libye, on a laissé filer sa suite politique et stratégique. Les démocraties ont bien des qualités, mais elles sont incapables du long terme. C’est le système du « Not In My Term of Office ». La colonisation puis la décolonisation françaises sous les Républiques successives donnent ce sentiment de choix momentanés et contradictoires d’où résultent ces Etats aux configurations fantaisistes, aux frontières incertaines et dont la souveraineté est pour le moins fragile.
> Il reste que les décisions des politiques ont des conséquences pour la vie de ceux qui sont sur le terrain. Là encore, les vies en jeu n’ont peut-être pas le même poids médiatique. On paiera au prix fort la libération d’un otage tandis qu’on risquera la vie d’un autre dans une opération hasardeuse destinée à ne pas perdre la face. Un journaliste, un ingénieur, un agent secret, un jeune linsellois, membre d’une ONG, sont-ils pris en considération de la même manière ? Le retrait anticipé et politique des troupes françaises d’Afghanistan, en raison du lourd tribut payé par elles dans la lutte contre les Talibans n’explique-t-il pas en partie la solitude et donc l’exposition au danger des militaires français actuellement ? Ce sont des questions qu’il faut se poser. Les soldats accomplissent leur devoir et font leur métier. Il faut les laisser atteindre les objectifs, c’est-à-dire la destruction de l’ennemi. Il ne faut pas que les politiques se contentent de se refaire une santé médiatique sur leur dos.
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Published by voxpop - dans La France en résistance
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 08:34

18 janv. 2013

Le Figaro

IVAN IV RIOUFOL irioufol@lefigaro.fr i blog.lefigaro.fr/rioufol

 Le dimanche 13 janvier, la pensée dominante a pris un sérieux coup dans l’aile. Jusqu’au bout, une grande partie des médias audiovisuels aura tenté de ridiculiser, culpabiliser, délégitimer la mobilisation nationale contre le projet de mariage homosexuel. Mais les débats déséquilibrés et la propagande n’ont pas eu d’effets sur la France silencieuse. L’accusation en homophobie, brandie par le militantisme gay et l’idéologie conformiste, s’est heurtée au bon sens des gens. Ils sont venus en masse, à Paris, pour rappeler comme une évidence leur attachement à la filiation humaine et à la raison. Pas un dérapage n’a été rapporté par la presse à l’affût. Un peuple courtois, amusé mais déterminé, a pris possession de la rue, chasse gardée des « progressistes ». Un « printemps français » vient d’éclore à son tour. Il ne peut être ignoré sans conséquences.

Les socialistes, qui disent défendre la diversité, n’aiment pas cette France-là : trop blanche, trop catholique, trop homogène à leur goût. Ils la croient agonisante. Pour eux, ces « oubliés » sont en voie de disparition. Or c’est une nation civilisée, dynamique, ouverte, qui s’est retrouvée au nom d’un idéal partagé par des jeunes et des vieux, des riches et des pauvres, des chrétiens, des musulmans, des juifs, des athées, etc. Simone Veil et Georgina Dufoix étaient là. Cette société civile, qui se défie des politiques, parle clair. Sa résistance au relativisme, qui aimerait faire table rase des dernières institutions encore debout (la famille, la nation), est portée par des valeurs humanistes (l’intérêt de l’enfant, la cohésion nationale) qui ne sont ringardes que pour les habituels railleurs. Une page s’est tournée.

Le pouvoir commet une faute en jouant l’indifférence. Le Champ-de-Mars était bondé (ses 240 000 m2 peuvent contenir 700 000 personnes) alors qu’une partie des cortèges provinciaux renonçaient à l’atteindre pour reprendre la route du retour. Le million avancé par les organisateurs est plus proche de la réalité que les 340 000 mégotés par la police. Il est vrai que cette sous-évaluation du ministère de l’Intérieur répond à l’attitude de François Hollande. S’il avait reçu dans l’instant, à l’Élysée, des militants gays qui l’exigeaient, il n’a toujours pas donné suite à la demande d’audience déposée par les meneurs de la Manif pour tous. Mercredi, il a exclu tout référendum sur le sujet. Le gouvernent se dit « déterminé » à mettre en oeuvre « un progrès historique » .

 

L’épreuve de force commence.


Car la France silencieuse ne se taira plus de sitôt. Elle est venue dire qu’elle refusait de voir la démocratie se laisser subvertir par des minorités tyranniques protégées par des jobards.


Elle est venue dire qu’elle ne se laisserait pas intimider par le politiquement correct, qui soutient qu’une nation millénaire doit céder la place au nom d’une priorité donnée aux communautarismes, notamment au clientélisme gay, qui se dit persécuté.

 

Elle est venue dire, cette France des anonymes, qu’elle entendait reprendre les choses en main,

après quarante ans d’abandons par des élites prêtes à tout solder. Les élus et les partis présents (UMP, FN) étaient noyés dans une foule indifférente à leur participation. Nombreux étaient les manifestants qui se disaient prêts à revenir, pour mettre les points sur les i. Les insurrections civiques commencent ainsi. Ballon d’oxygène C’est un ballon d’oxygène qu’apporte, au monde politique sclérosé, l’éveil de la société civile. Elle est débarrassée des oeillères, des slogans, des autocensures qui clonent la pensée. Présenter ce nouvel acteur de la vie publique comme rétrograde - l’accusation en populisme tarde à venir - ne correspond pas à ce qu’est ce mouvement de masse, autrement plus profond que ceux, bénis des bobos, des Indignés ou d’Occupy Wall Street. Il réclame de l’écoute, de la réflexion. Il est conservateur dans sa défense d’un mode de vie, d’une civilisation, de valeurs millénaires ; mais il ne l’est pas davantage que le mouvement écologiste, dans son combat pour préserver la nature de l’emballement d’un progrès irréfléchi qui détruit ce qui lui fait obstacle.

 

Si aucun slogan homophobe n’a été entendu dimanche, au désespoir de la maréchaussée médiatique qui avait disposé ses mouchards, c’est parce que la réalité gay est devenue une donnée admise par le peuple, ce témoin raisonnable. Il y avait des homosexuels parmi les manifestants et les organisateurs. L’opinion conçoit, aujourd’hui, qu’un couple homosexuel puisse bénéficier de protections juridiques équivalentes aux autres ménages. Une réflexion peut même s’ouvrir sur un statut du coparent dans les cas d’adoptions de fait. Ceci peut se faire dans une union civile plutôt qu’un mariage.Mais le pouvoir socialiste, otage du militantisme, cautionne le jusqu’au-boutisme. Une guerre mal assumée Cette France populaire, libérée des interdits de penser et de dire, montre combien la gauche au pouvoir (mais la droite ne valait guère mieux) est prisonnière de carcans. Elle tremble devant les procureurs en homophobie ou en islamophobie, qui permettent aux communautés protégées d’imposer leurs exigences en dépit de leur nombre.

 

Hollande refuse le référendum car il redoute une réponse négative.

 

Et s’il répète, cette semaine, qu’il fait « la guerre aux terroristes » au Mali en évitant de dire que ceux-là sont d’abord des islamistes, c’est pour ne pas désigner une idéologie qui sait instrumentaliser la nondiscrimination pour exiger son impunité (voir mon blog). Plutôt que de dénoncer le djihad, le Conseil français du culte musulman a félicité, lundi, le président de ne pas avoir qualifié d’islamistes les extrémismes qui combattent et prennent en otages au nom d’Allah.

 

Mais comment la France peut-elle espérer gagner une guerre si elle n’ose nommer l’ennemi, si elle s’aveugle sur la réalité qu’elle est censée combattre ?

 

L’incohérence guette Hollande, qui ménage en France, au Maghreb et ailleurs l’islam radical qu’il affronte, seul, au Mali. Cinglant démenti Dernière remarque : cette foule mobilisée dimanche dernier au nom de valeurs immatérielles apporte un cinglant démenti à ceux qui assurent que seules les questions économiques et sociales passionnent les citoyens.

 

Le peuple voit plus haut que bien des beaux esprits.

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 23:22

 

Un GAG surement !!

 

 

pole emploi

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 23:07

.... Monsieur le Premier ministre, en dépit de vos dénégations, nous sommes extrêmement préoccupés de voir que la France est aussi isolée. Comme si le monde entier avait donné un feu vert à la France mais préférait la regarder agir toute seule......

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 22:33

 

 

Christian Vanneste - Député du Nord, Conseiller Municipal de Tourcoing

Jour de Colère..Populaire… et très Sympathique : Pour la Famille !
> « Hénaurme! » aurait écrit Flaubert. La « manif pour tous » a connu un succès dépassant les espérances les plus optimistes. Arrivé très tôt à Paris avec mes amis du RPF, j’ai dès le matin senti le frisson qui commençait à parcourir Paris, les familles au complet dans le métro, les provinciaux demandant  leur chemin aux nombreux policiers présents sur le terrain, ce monsieur sortant du métro avec sa pancarte deux heures avant le début du mouvement… Il allait se passer quelque chose ! N’en déplaise au microcosme médiatico-mondain et parisien, la France profonde s’était levée de bonne heure et a remporté une triple victoire.
> D’abord, celle de la mobilisation. J’avais prévu de rejoindre la place Denfert-Rochereau à 13 h, heure prévue pour le départ. J’escomptais un retard dû à la mise en place. En fait le défilé s’est ébranlé avec une demi-heure d’avance, tant le lieu du rassemblement débordait. J’ai donc rencontré le cortège à mi-chemin et vu en bonne place les juristes en robe pour la défense du Code Civil : un groupe en rouge et noir alliant la flamme de la résistance à la défense déterminée du Droit. Arrivé au pied de la tour Eiffel, j’ai assisté à la manifestation, non loin des élus UMP venus se mettre au premier rang. Je suis heureux qu’il m’aient rejoint dans ce combat mais nullement assuré que ce ralliement soit bien sincère. Sur l’écran géant, à gauche de la tribune pour les spectateurs, on pouvait voir la foule, hérissée de drapeaux roses et bleus, couvrir la totalité de l’esplanade jusqu’à l’Ecole Militaire. Les spécialistes indiquent que cette présence correspond à 500 000 personnes. A tout moment on apprenait que des gens réunis sur les trois emplacements de départ n’avaient pas encore pu se mettre en marche. Vers 18 heures, je quittais le Champ de mars. Le défilé des nouveaux arrivants se poursuivait toujours. Le temps  de prendre un pot dans un café de l’Avenue de Suffren puis de remonter celle-ci jusqu’à la rue de Sèvres, afin de rejoindre, rue de Rennes, le directeur de Famille et Liberté au siège de l’Association, la foule marchait encore et remplissait le Boulevard Pasteur à perte de vue scandant de vigoureux : « Hollande ! Ta loi ! On n’en veut pas ! » Les chiffres donnés une heure auparavant par les organisateurs de 800 000 manifestants sont donc un minimum. Selon des informations officieuses de la Gendarmerie, on dépasserait largement le Million.
> Deuxième réussite : celle de l’ambiance. Certains croyaient que ce rassemblement respirerait la France « rancie » comme ils disent. Pas de chance, tout au contraire, le ton des interventions, le style des organisateurs lors de leur prises de parole, la présence et les messages des militants de gauche, socialistes notamment, des personnes homosexuelles opposées au « mariage homo » ont déjoué le pronostic. L’esprit était généreux, positif, »bon enfant » et sérieux à la fois, mêlant à quelques animations souriantes des arguments solides et de bon sens sur l’avenir de la famille, inséparable de celui de la Nation, sur le droit des enfants de bénéficier de la présence d’un Père et d’une Mère, sur la réalité objective de la vie humaine qui exige la réunion d’un homme et d’une femme. La lettre au Président de la République était respectueuse, sobre, équilibrée : avant tout, une demande d’écoute, une proposition d’Etats Généraux sur un sujet aussi sensible, comme la majorité précédente l’avait fait sur la bioéthique, et bien sûr un appel au référendum. Il faut vraiment féliciter Frigide Barjot et Tugdual Derville d’avoir réussi  le tour de force de donner à cette protestation massive et indignée une coloration éminemment sympathique.
> Enfin, ce fut  un gigantesque pied de nez au mépris arrogant du pouvoir socialiste : une suffisance campée sur de terribles insuffisances. C’est Mme Touraine disant que la manifestation ne répondrait pas à l’attente des organisateurs. Non, effectivement, elle a totalement dépassé cette attente. C’est Mme Taubira prétendant qu’un référendum serait inconstitutionnel. Pas de chance, la distinction entre « social » et sociétal était déjà bien artificielle et la réforme de 2008 autorise à l’évidence le recours à la consultation populaire dès lors qu’on réunit 4,5 millions de signatures. Je trouvais la barre trop haute. L’ampleur du mouvement d’hier permettrait au Président de mettre en oeuvre cette réforme constitutionnelle et de se refaire une santé populaire. Le passage en force, après un débat bâclé au Parlement et sans donner la parole au Peuple serait l’aveu d’un pouvoir sectaire, idéologique et fermé à la démocratie. Déjà des voix se font entendre qui trahissent l’intransigeance habituelle des coupeurs de tête : le texte sera quand même présenté, « les chiens aboient, la caravane passent ». « C’est la France blanche et catholique », a risqué un autre hollandolâtre. D’abord, ce n’est pas vrai, comme en témoignait le Français d’origine tunisienne qui était derrière moi, et ensuite cela signifierait que le socle de la nation française serait désormais privé de légitimité. On comprend mieux l’autre projet scandaleux, celui du vote des étrangers. Mais cette journée joyeuse ne pouvait pas se terminer sans un éclat de rire, celui que provoque involontairement la Préfecture de Police en minimisant les chiffres pour donner du crédit à l’euphémisme élyséen : « consistant ». Oui, comme on le dit d’un repas difficile à digérer et dont on craint l’addition. Pourtant, les consignes étaient données au service prétendument public de l’information. France 2 fait passer la « Manif pour tous » après le Mali et l’anniversaire de la catastrophe du Concordia, ce matin. On peut d’ailleurs s’interroger sur la chronologie des évènements. Pas ceux du Mali, certes, mais ceux de Somalie. Pourquoi avoir choisi cette date, alors que l’otage est détenu depuis trois ans ? Pourquoi avoir lancé une opération mal préparée avec une sous-évaluation reconnue de l’adversaire ? Pourquoi avoir en raison de cette précipitation permis la mort de trois Français, qui plus est, voués au service de la France. Si j’étais encore parlementaire, je poserais la question au gouvernement pour tenter de vérifier qu’à l’incompétence ne se joignent pas le cynisme et l’ignominie. Une commission d’enquête parlementaire serait nécessaire pour éclaircir ce point, cette ombre tellement éloignée de la lumineuse manifestation d’hier.
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 21:56

Il n'y aura pas de référendum sur le mariage pour tous, a réaffirmé le   mercredi. Evoquant dans ses voeux aux parlementaires « le projet de loi ouvrant le mariage à tous les couples », le chef de l'Etat s'est montré catégorique : « C'était un engagement que j'ai pris devant les Français (.1 français sur 2 , et parmi eux certainement de nombreux opposants à cette loi ..) et il doit être, comme les autres, respecté», a-t-il assuré

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 21:50

 

 

La question du mariage gay appelle dix remarques.

 

1 – Il importe d’abord de distinguer la question de l’homosexualité de celle du mariage gay.

L’homosexualité appartient à la sphère privée et renvoie à une histoire singulière. C’est ainsi, il y a des personnes dans la société dont la manière d’aimer consiste à aimer une personne du même sexe. Pourquoi en est-il ainsi ? Nous n’en savons rien et nous ne le saurons sans doute jamais, tant il y a de raisons possibles à cela. Toujours est-il qu’il s’agit là d’une réalité que la société se doit de respecter en offrant aux couples homosexuels une protection de leur vie privée au même titre que celle dont peut jouir chaque citoyen.

2 – Le mariage gay relève en revanche d’une question qui regarde tout le monde, celui-ci étant appelé à bouleverser de manière irréversible la norme en vigueur en établissant unenouvelle norme en matière de famille, de filiation et de transmission, s’il vient à être adopté.

3 – À l’origine, le mariage est une donnée naturelle. C’est ainsi, pour faire naître la vie un homme et une femme s’unissent et procréent un enfant. En établissant le mariage comme institution,  la société a donné un cadre juridique à cette donnée naturelle afin de la protéger.

4 – Il s’avère qu’aujourd’hui le mariage, la filiation et la transmission ont changé de sens. La procréation n’est plus l’unique sens du mariage, le mariage-sentiment ayant tendance à l’emporter sur le mariage-procréation. De même, l’enfant n’a plus pour unique sens d’être le fruit de l’union d’un couple, le désir d’enfant introduisant des demandes d’enfants de la part de personnes seules ou des demandes d’adoption ou de procréation assistée de la part de couples stériles. La question qui se pose dès lors et qui concerne tous les couples, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels, est celle de savoir si le sentiment doit devenir l’unique sens du mariage et si le désir d’enfant d’où qu’il vienne doit devenir la raison d’être de ce dernier. Elle est également le fait de savoir si ce qui se fait doit devenir la norme de ce qui est. Si tel est le cas, il faut savoir que rien ne va pouvoir s’opposer formellement à ce qu’on lève désormais l’interdit de l’inceste au nom du droit de s’aimer pour tous. Le sentiment en dehors de toute donnée naturelle devenant la norme,  au nom de l’amour un père pourra réclamer d’épouser sa fille voire son fils, une mère son fils voire sa fille, une soeur son frère ou sa soeur, un frère sa soeur ou son frère. Si tel est le cas, tout étant noyé dans l’amour érigé en droit au-dessus de toute réalité, plus personne ne sachant qui est qui, il y aura fatalement une crise d’identité et avec elle un problème psychique majeur. Les tendances psychotiques générées par l’individualisme hédoniste pour qui le réel n’existe pas et ne doit pas exister vont se renforcer. Un père étant aussi un amant et une mère une amante, il va devenir impossible de parler de père et de mère et donc de savoir qui a autorité pour élever des enfants. En ce sens, la famille va littéralement exploser.

Enfin, l’interdit de l’inceste étant levé, c’est le sens même du devenir de l’être humain qui va être atteint, le sens de cet interdit étant de rappeler aux êtres humains qu’ils sont faits pour devenir, en épousant, non seulement un autre hors de sa famille mais aussi de son sexe et non pour demeurer dans la même famille et le même sexe.

En ce sens, le législateur qui va devoir se prononcer sur le mariage homosexuel a de lourdes responsabilités.  S’il décide de faire du mariage une affaire de droit et de sentiment en dehors de toute donnée naturelle, il introduira dans la cité la ruine possible de l’identité psychique, de la famille ainsi que du devenir symbolique de l’être humain.

5 – Au-delà de cette question qui concerne tout le monde, les hétérosexuels comme les homosexuels, la question du mariage gay pose un certain nombre de questions qu’il importe d’examiner avec attention, la principale d’entre elle étant celle du même. Au nom de l’égalité et du refus d’établir des discriminations, est-il possible d’établir une équivalence entre tous les couples ? Trois éléments s’y opposent.

6 – En premier lieu, pour une simple question de réalité et de donnée objective, on ne peut pas mettre sur le même plan hétérosexualité et homosexualité, un homme et une femme n’étant pas la même chose que deux hommes et deux femmes. Les couples hétérosexuels ne sont pas des couples homosexuels ni les couples homosexuels des couples hétérosexuels.

Établir une équivalence entre les deux revient à nier la réalité en opérant une grave confusion entre genre et pratique. Avant d’être une pratique, l’hétérosexualité est un genre et pas une pratique, alors que l’homosexualité est une pratique et non un genre. La preuve : pour être homosexuel, il faut d’abord être homme ou femme. Si demain, au nom de l’égalité, tout est mis sur le même plan, la pratique particulière dictant ses lois au genre, un processus dangereux va s’engager à savoir celui de la disparition à plus ou moins long terme de la différence sexuée. On va alors assister à un effet dictatorial. Pour que les homosexuels puissent exercer leur droit à l’égalité, l’humanité va être interdite de faire une différence entre homme et femme, voir dans l’hétérosexualité un fondement et non une pratique étant considéré comme une pratique discriminatoire. Une nouvelle humanité va voir alors le jour. Nous vivions jusqu’à présent dans un monde marqué par la différence. Nous allons connaître un monde nouveau fondé sur l’indifférenciation. Quand on sait que la différence est le propre du vivant et l’indifférencié le propre de la mort, un principe de mort va désormais servir de principe pour guider l’humanité.

7 – La difficulté soulevée par l’équivalence décrétée entre tous les couples se retrouve au niveau des enfants. Comme il semble qu’on l’ait oublié, il importe de rappeler qu’un couple homosexuel ne peut pas avoir d’enfants. On peut le déplorer, mais c’est ainsi, deux hommes et deux femmes ne peuvent pas procréer. Ceci veut dire que, pour qu’il y ait procréation l’homme a besoin de la femme et la femme de l’homme. Les homosexuels réclament de pouvoir avoir un enfant. Ils se fondent pour cela sur le droit qui est accordé aux couples hétérosexuels d’adopter ou de procéder à une procréation médicalement assistée. Ils oublient ou font semblant d’oublier que ce n’est pas le droit qui les empêche d’avoir un enfant mais la Nature.

Certes, un couple hétérosexuel peut adopter ou passer par la procréation assistée afin d’avoir un enfant. Il importe de souligner toutefois qu’un enfant adopté par un couple hétérosexuel n’a pas et n’aura jamais le même sens qu’un enfant adopté par un couple homosexuel. Lorsqu’un couple hétérosexuel adopte un enfant, il le fait pour pallier un problème de stérilité. Lorsqu’un couple homosexuel veut adopter un enfant, il le fait pour contourner une impossibilité. Le registre symbolique n’est pas le même, vouloir contourner une impossibilité à l’aide d’une loi nous situant dans le domaine de la fiction prométhéenne et non plus dans celui de la réalité humaine.

8 – Jusqu’à présent, la rationalité de la société repose sur la notion de limite et avec elle sur l’idée que tout n’est pas possible. Tout ne se décrète pas. Tout ne se fabrique pas.  Limite positive autant que protectrice, l’idée que tout ne se décrète pas nous préservant de la dictature du Droit et l’idée que tout ne se fabrique pas nous préservant de la dictature de la Science. Avec le mariage gay et l’ouverture à la possibilité pour couples gays de recourir à l’adoption ainsi qu’à la procréation médicalement assistée, il va en être autrement. L’idée que rien n’est impossible va voir le jour en enterrant la notion de limite. Voyant le jour, plus rien neva nous protéger de la dictature du Droit et de l’idée que tout peut se décréter. Plus rien ne va nous protéger de la dictature de la Science et de l’idée que tout peut se fabriquer. On obéissait à  la Nature qui, comme le dit Montaigne, est « un doux guide ». Nous allons désormais obéir à la Science et au Droit. La Nature évitait que l’Homme n’obéisse à l’Homme.Désormais, l’Homme va obéir à l’Homme sans que l’Homme n’obéisse à quoi que ce soit.

Dostoïevski au 19e siècle comme Léo Strauss au 20e siècle voyaient dans le « Tout est possible » l’essence du nihilisme. Ils redoutaient comme Nietzsche que celui-ci n’envahisse l’Europe en ne se faisant aucune illusion cependant à ce sujet. Avec le mariage gay, l’adoption et la procréation assistée pour couples gays, le « Tout est possible » va devenir une réalité et, avec lui, le nihilisme sous la forme du triomphe sans partage de la Science, du Droit et de l’Homme.

9 – Dans le même ordre d’idées, il importe de distinguer un enfant que l’on fait d’un enfant que l’on fait faire. Quand un couple fait un enfant, l’enfant est une personne. Le fait de faire un enfant se passant entre des personnes qui s’aiment et pour qui l’enfant n’est pas une

marchandise ni l’objet d’un trafic. Quand on fait faire un enfant par un tiers, l’enfant n’est plus une personne, mais un objet voire une marchandise dans un trafic. Témoin le fait de louer le ventre d’une mère porteuse ou les services d’un géniteur.

Lionel Jospin faisait remarquer qu’il n’y a pas un droit à l’enfant, mais un droit de l’enfant. Si le mariage gay avec procréation assistée est adopté, le droit de l’enfant va être sacrifié au profit du droit à l’enfant. Sous prétexte de donner un droit à l’enfant aux homosexuels, l’enfant considéré comme objet n’aura plus droit symboliquement au statut de personne. Alors que le monde des droits de l’homme s’efforce de lutter contre la réification de ce dernier, au nom du droit à l’enfant, on va réifier ce dernier. Il va y avoir en outre des questions pratiques à gérer. D’abord le coût. Pour qu’un couple d’hommes puisse avoir un enfant, il va falloir louer le ventre d’une mère porteuse. Ce qui n’est pas donné, le prix moyen se situant entre 80.000 et 100.000 euros. Comme les couples gays vont réclamer que la facture soit réglée par la Sécurité Sociale au nom du droit à l’enfant pour tous et de l’égalité, comment celle-ci va-t-elle faire pour faire face à cet afflux de dépenses au moment où son déficit se creuse ? Qui va payer et comment ?

Par ailleurs, l’État prenant en charge les mères porteuses, il va falloir aller chercher celles-ci ou bien créer un service spécial. L’État se refuse à devenir un État proxénète en autorisant et en organisant le trafic du sexe de la femme. Pour que la procréation médicalement assistée puisse exister, il va falloir qu’il devienne quelque peu trafiquant et qu’il organise le trafic des ventres. Ce qui ne va pas être une mince affaire. Quand un couple ne sera pas content du bébé d’une mère porteuse et qu’il décidera de le rendre, que va-t-on faire ? Obliger le couple à garder l’enfant ? En faire un orphelin ? Payer la mère porteuse pour qu’elle le garde ? Et qui payera le psychiatre qui devra soigner l’enfant ainsi ballotté et quelque peu perturbé ?

10 – Ce problème rencontré dans le fait de faire faire un enfant va se retrouver avec celui de l’éduquer. Une chose est d’avoir un père et une mère, une autre d’avoir deux pères et deux mères.  Obliger un enfant à naître et à grandir dans un couple homosexuel va se confondre avec le fait d’interdire à un enfant de savoir ce qu’est le fait d’avoir un père et une mère. A-t-on le droit d’enlever ce droit à un enfant ? Si tel est le cas, cela voudra dire que pour que les homosexuels aient droit à l’égalité les enfants des couples homosexuels seront condamnés à ne pas être des enfants comme les autres.

Certes, les orphelins n’ont pas leur père ou leur mère. Mais, il s’agit là d’un accident et non d’une décision. Avec le droit pour couples gays d’avoir un enfant, les orphelins ne seront pas le produit d’un accident de la vie mais d’une institutionnalisation délibérée. Ils seront obligés par la société de n’avoir soit pas de père, soit pas de mère. À cette situation qui ne manquera pas de produire à un moment ou à un autre des mouvements de révolte s’adjoindra une autre difficulté. L’enfant de couples gays n’aura pas droit à une origine réelle, mais à une origine absente. À la case père ou mère il y aura un blanc. Ce qui n’est pas simple à porter. Qu’on le veuille ou non, l’enfant ne pourra pas ne pas se sentir coupable, la propension naturelle des enfants étant de se culpabiliser quand l’équilibre familial n’est plus respecté.

 

En conclusion, les partisans du mariage gay, de l’adoption et de la procréation médicalement assistée pour couples gays rêvent quand ils voient dans ce projet un progrès démocratique sans précédent. Ils croient que tout va bien se passer. Cela ne va pas bien se passer. Cela ne peut pas bien se passer pour la bonne raison que tout a un prix.

Ne croyons pas que l’on va remettre la différence sexuée en voyant en elle une pratique parmi d’autres sans que cela ait des conséquences. N’imaginons pas que des enfants fabriqués, à qui l’on aura volé leur origine, seront sans réactions. Ne pensons pas que la disparition des notions de père et de mère au profit de termes comme parent I ou parent II permettront l’existence d’une humanité plus équilibrée et mieux dans sa peau.

On prétend résoudre des problèmes par ce projet de loi. On ne va pas en résoudre. On va en créer. Le 20e siècle a connu la tragédie du totalitarisme et notamment du projet insensé de créer un homme nouveau à travers une race ou une classe. Ne cédons pas à la tentation de fabriquer un homme nouveau grâce à la Science et au Droit. Tout ne se décrète pas. Tout ne s’invente pas. Il existe des données naturelles de la famille. N’y touchons pas. Ne jouons pas avec le feu. Ne jouons pas à être des apprentis sorciers. Le Tao voit dans la complémentarité

entre le féminin et le masculin une loi d’équilibre dynamique fondamentale de l’univers. Ne touchons pas à cette loi d’équilibre. Nous avons tous des amis homosexuels que nous respectons, que nous estimons et que nous aimons. Qu’ils soient d’une profonde moralité, nous n’en doutons pas. Qu’ils soient capables d’élever un enfant, nous n’en doutons pas non plus. Qu’un enfant puisse être plus heureux dans un couple homosexuel que dans certains couples hétérosexuels, nous n’en doutons pas une fois encore. Que cela soit une raison pour légaliser le mariage gay et permettre l’adoption ou la procréation médicalement assistée pour couples gays, c’est là une erreur.

Une chose est une loi, une autre est un cas particulier. On ne fait pas une loi avec des cas particuliers, mais à partir d’une règle tenant compte de tout ce qu’il y a derrière. S’agissant du mariage gay avec adoption et procréation médicalement assistée, il y a derrière une telle règle trop de choses dangereuses et graves pour que celle-ci puisse devenir une loi allant dans le sens des intérêts fondamentaux de l’être humain.

La Gauche a le pouvoir à l’assemblée et peut décider de passer en force grâce au nombre de ses voix et ce afin de paraître de gauche. Elle peut choisir de préférer la Gauche à l’êtrehumain. Elle s’honorera de choisir l’être humain plutôt que la Gauche, sachant qu’en servant l’être humain elle est sûre de servir ses propres intérêts alors que l’inverse n’est pas sûr. Tant il est vrai que l’on n’a jamais intérêt à scandaliser l’honnête homme en l’obligeant à devoir se soumettre par la contrainte à ce que sa raison répugne à accepter par respect pour la raison.

Le mariage gay qui nous propose une grande noyade collective dans l’amour n’est pas raisonnable. La mise en question de la distinction entre homme femme ravalée au rang de pratique sexuelle n’est pas raisonnable. Vouloir avoir un enfant à tout prix en recourant soit à l’adoption, soit à un père donateur, soit à une mère porteuse n’est pas raisonnable. Ne plus parler de père et de mère mais de deux pères ou de deux mères n’est pas raisonnable. En un mot, bidouiller une famille grâce à un montage juridico-médical et appeler cela famille n’est pas raisonnable. Les mots ont du sens quand ils renvoient à une réalité. Quand ils ne sontplus que ce que l’on décide qu’ils doivent être, on n’est plus dans le domaine du sens, mais de la confusion. Le règne de la confusion, sa dictature et avec elle la confusion des esprits et des comportements, n’est-ce pas ce dont nous souffrons déjà et qui risque de nous engloutir ?

Est-il besoin d’en rajouter ?

Bertrand VERGELY.

 

Bertrand Vergely (1953 -  ) est un philosophe et théologien français. Il est un ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud. Il a enseigné à Sciences Po Paris et enseigne toujours à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge et au Lycée Pothier en classe préparatoire aux grandes écoles en Khâgne Classique (Ulm) et en Hypokhâgne B/L. Il est expert auprès de l’Association progrès du management. Il est l'auteur de plusieurs livres dont notamment La Mort interdite (J.-C. Lattès, 2001), Le Silence de Dieu : face aux malheurs du monde (Presses de la Renaissance, 2006) ou Une vie pour se mettre au monde (Carnet Nord, 2010).

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Published by voxpop - dans La France en résistance
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 14:51

 

 Voilà ce que mijotent le MEDEF et les partenaires sociaux actifs ( défenseurs des fonctionnaires ) à l'encontre des retraités du privé. Allons nous rester les bras ballants devant tant d'injustice !! 

Retraites complémentaires : le plan de rigueur du Medef

Par Vincent Collen | 15/01 | 12:18 | mis à jour à 13:59 | 
 

Afin de réduire le déficit de l'Agirc et de l'Arrco, le Medef demande une moindre revalorisation des pensions pendant cinq ans.

Cinq années de recul du pouvoir d'achat pour les retraités ? C'est ce que propose le patronat pour réduire le déficit de l'Agirc-Arrco. Les partenaires sociaux qui gèrent les régimes complémentaires des salariés du secteur privé se sont retrouvés ce mardi pour une nouvelle séance de négociation . Le Medef a remis aux syndicats un premier projet d'accord qui propose en premier lieu un gel partiel du niveau des pensions complémentaires Agirc (pour les cadres) et Arrco (pour tous les salariés). Au 1er avril 2013, les pensions seraient relevées de 1,5 point de moins que l'inflation. Les années suivantes, jusqu'en 2017, les retraités seraient revalorises de l'inflation moins 1 point.
Inacceptable, ont immédiatement rétorqué les cinq syndicats de salariés. La plupart d'entre eux, à l'exception de la CGT, approuvent le principe d'une revalorisation moins forte que l'inflation le 1
er avril prochain, à condition que le Medef accepte une hausse des cotisations. Mais aucun n'accepterait une décote de 1,5 point. « On risquerait d'être en-dessous de l'inflation, ce serait pire qu'un gel total ! », a lancé Philippe Pihet (FO).

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Published by voxpop - dans La France en résistance
14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 21:01

 

Au lendemain de la manif contre le mariage pour tous

les sénateurs de Vendée s'adressent à François Hollande

C'est par un communiqué que, Jean-Claude Merceron, Bruno Retailleau,  Philippe Darniche et l'Entente parlementaire pour la famille, s'adressent au Président de la République lui demandant d'organiser un référendum 

  • Par Evelyne Jousset
  • Publié le 14/01/2013 | 17:43, mis à jour le 14/01/2013 | 18:22
© Maxppp
© Maxppp

Plus de 1 million de personnes 

Les parlementaires estiment que " la Manif pour Tous a rassemblé plus de 1 million de personnes dans les rues de Paris. Parmi eux, des milliers de Vendéens et d’élus locaux avaient répondu présent, sans compter tous qui n’avaient pu se déplacer."  Selon eux c'est un rassemblement sans précédent " C’est une mobilisation historique, du jamais vu depuis 30 ans. Le Gouvernement ne peut rester sourd et aveugle à la demande du peuple français." 


Un référendum nécessaire

Pour eux une loi ne suffit pas" C’est pourquoi nous demandons au Président de la République d’organiser un référendum sur la question du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe. Nous, sénateurs, considérons en effet qu’une loi ordinaire est aujourd’hui insuffisante. Seul le peuple souverain est légitime pour engager une réforme qui touche aux fondements même de notre civilisation."

La société française sera divisée pour longtemps

"S’il ne le fait pas, François Hollande prend le risque de diviser profondément et pour longtemps la société française,

à l’heure où la crise exige au contraire le rassemblement de tous les Français. 
Les élus signataires demandent au gouvernement d'entendre le peuple français. 

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J'ai plus envie de me croire à Kaboul dans ma ville,

J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.

J'ai plus envie de relativiser. >>>>