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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 08:51

presse-francaise

 

Robert
Ménard

Journaliste.
Fondateur de Reporters sans frontières.

 

Chaque jour, que vous le vouliez ou non, que vous les lisiez ou pas, vous financez quotidiens et magazines. Et pas qu’un peu. Cinq milliards d’euros pour la période 2009-2011 selon la Cour des comptes ! Avec l’efficacité que l’on sait. Et tout ça pour des journaux dont un bon nombre ne cessent de fustiger les assistés, les professionnels de la main tendue, l’interventionnisme de l’État… Enfin, pour les autres, pas pour eux.

Qui s’en met le plus dans la poche ? Toujours selon la Cour des Comptes, Le Monde est premier toutes catégories avec 18,4 millions d’euros d’aides, directes et indirectes, de l’État sur la même période, suivi par Le Figaro (17,2 millions). Si l’on prend en compte le nombre d’exemplaires diffusés, le hit parade est différent : en tête, L’Humanité avec 48 centimes d’aide de l’État par numéro, puis La Croix (32 centimes) et Télérama (29 centimes), à égalité avec Le Nouvel Observateur.

Des chiffres, vous vous en doutez, que nos chers patrons de presse, adeptes par ailleurs de la transparence, n’ont guère de goût à rendre publics. C’est d’ailleurs la première fois qu’on en dispose… Ce qui conduit la Cour des comptes à suggérer au gouvernement de publier, chaque année, le montant des aides accordées à chaque titre. Il serait temps !

Des chiffres qui disent à eux seuls, mieux qu’une démonstration à la Bourdieu, les liens entre le petit monde de la politique et les médias. La défense du pluralisme a bon dos qui cache un système tout à fait inimaginable dans bien des pays. La « grande » presse est sous perfusion étatique. Et, au fond, ne s’en plaint pas : il est quand même plus facile de tendre la sébile que de s’interroger sur la désaffection de ses lecteurs. Faut-il rappeler que 74 % des Français pensent que les journalistes sont « coupés des réalités et ne parlent pas des vrais problèmes des Français » ?

Des patrons de presse, de plus, particulièrement perspicaces. Figurez-vous que 58 % de l’argent du Fonds d’aide à la modernisation de la presse a servi à acheter… des rotatives. Internet ? connais pas. On ne s’en étonnera guère. Ouest France a perdu 5 millions d’euros en 2012. C’est la première fois dans l’histoire du quotidien breton, toujours dirigé par François-Régis Hutin. 83 ans.

Robert Ménard, le 15 février 2013
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 22:50
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 22:20

 

La collecte des pétitions qui seront remises au CESE demain matin ( vendredi 15 février ) est achevée après une grande journée de travail et de vérification.

Le score atteint est de:

690.000 pétitions validées

bien au delà du seuil requis de 500.000.

Elles sont regroupées par paquets de 100.

40 paquets, soit 4.000 pétitions, remplissent un carton.

Total: 174 cartons = 4 tonnes environ!

Regarder la photo pour vous rendre compte de ce que cela représente.

 

Rotation-de-IMGP2992.JPG

 

 

 

 

En cours actuellement, il y a un constat d'huissier avant chargement du camion.

Demain matin, nous allons au CESE avec la mission de décharger le camion et d'apporter les cartons.

Entretien de 6 personnes dont Frigide Barjot et le maire du Chesnay avec JP Delevoye.

Demain après-midi à 14h, reprise du travail du centre de dépouillement.

La collecte reprend avec pour objectif l'atteinte de 1.000.000 pétitions avant le 28/02, date de la réunion du bureau du CESE.

Amicalement.

Philippe Castillon

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 22:06

Après 9 mois de gouvernement, François Hollande est en échec. Cette affirmation n'est pas une posture politicienne « classique » d'opposition.

 C'est un douloureux constat, basé sur l'observation incontestable des études qui mesurent l'état de la France. Dans tous les domaines, régalien, économique, international, notre pays a dangereusement décroché.

Sur le plan régalien, la délinquance a explosé. De janvier à juin à 2012, dont 5 mois où Nicolas Sarkozy était chef de l'Etat, il y a eu 68000 victimes de moins par rapport à la même période en 2011. De juillet à décembre 2012, les 6 premiers mois de la gauche, il y a eu 45000 victimes de plus qu'en 2011. La gauche a aussi relâché la lutte contre l'immigration clandestine : les expulsions d'immigrés illégaux ont chuté de près de 20% depuis le mois de mai. L'abandon de notre politique de fermeté, remplacée par le laxisme de Manuel Valls et Christiane Taubira, fragilise la cohésion nationale.

Sur le plan économique, tous les indicateurs sont passés au rouge. François Hollande a basé sa politique sur une hausse massive des impôts de 32 milliards, un refus de baisser les dépenses publiques et une absence de réformes de structures. Il en résulte une stagnation totale du pouvoir d'achat des Français en 2012 et donc un arrêt de la consommation, ainsi qu'une chute de l'investissement des entreprises (-1,2% au dernier trimestre de 2012 contre + 5,1% sur l'année 2011) et de leur compétitivité (-0,6% pour les exportations fin 2012). Quand la consommation, l'investissement et les exportations sont paralysés, c'est la croissance qui régresse (-0,3% au dernier trimestre 2012, soit la plus forte baisse depuis 15 trimestres), l'emploi qui s'effondre (1000 chômeurs en plus par jour depuis mai dernier) et nos déficits publics qui s'aggravent (l'objectif gouvernemental de 3% de déficit pour 2013 ne sera pas tenu, comme la Cour des Comptes l'a souligné le 12 février dernier).

Enfin, sur le plan international, le Sommet européen du 8 février dernier, qui a vu se nouer une alliance claire entre l'Allemagne et le Royaume-Uni au détriment de la France, a montré l'isolement de François Hollande. Dans une Europe où tous les Etats mènent de profondes réformes structurelles, la politique de François Hollande, qui repose essentiellement sur l'addiction à la dépense publique, est une anomalie. La grande politique européenne de croissance qu'il promettait n'a jamais vu le jour. Sa crédibilité personnelle est affectée.

Rien ne sert d'invoquer des boucs-émissaires : la gauche détient tous les pouvoirs. François Hollande a mené la politique de son choix et fixé lui-même des objectifs qui ne sont pas tenus. Il doit en assumer la responsabilité. L'échec est particulièrement grave dans le domaine économique où la tension sociale devient extrême. François Hollande doit immédiatement changer de politique économique.

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 21:53

14 février 2013

 
PARIS (NOVOpress Breizh) –
C’est de notoriété publique, la CFDT est un syndicat « indépendant », totalement « indépendant », 100% « indépendant ». Dans la maison, on ne mégote pas avec le principe sacré de l’indépendance syndicale.

Jeudi 3 janvier, François Chérèque (photo), l’ancien secrétaire général de la confédération, est nommé, en Conseil des ministres, inspecteur général des Affaires sociales. Un job pépère où « pour environ 6.000 euros mensuels, il aura la responsabilité du suivi de la politique du gouvernement contre la pauvreté » (Le Canard enchaîné, 23/01/2013).

 

Au même moment, François Chérèque devient président du think tank (in french « laboratoire d’idées ») Terra Nova, filiale du Parti socialiste. Il paraît qu’il y sera le garant des orientations générales. On compte sur lui pour « marquer clairement une distance vis-à-vis du jeu politique tout en assumant une identité réformiste et progressiste ». Terra Nova aurait besoin de gommer son image de frère jumeau du Parti socialiste. « Il fallait redéfinir la ligne et couper d’avantage le cordon avec le PS. La nomination de François Chérèque, c’est à la fois un signal d’indépendance tout en restant dans une galaxie intellectuellement proche de la gauche de gouvernement », explique un de ses membres (Le Monde, 27/12/2012). Bref on navigue dans les eaux du PS et du gouvernement mais il ne faut pas que cela soit trop visible. D’où l’embauche de « l’indépendant » Chérèque.

Une précision s’impose : Terra Nova, fondation proche du PS, est notamment financée par Areva, Air France, Microsoft, EADS, et est logé gracieusement dans un immeuble des Champs-Elysées par un ami millionnaire de Michel Rocard (Libération, 28/07/2012).

Evidemment, on a le droit de s’interroger sur la finalité de cette opération à double détente et- des 6.000 euros qui vont avec. S’agit-il de rémunérer les services d’un vaillant combattant de la cause anti-pauvreté – vaste programme ! – ou plus simplement de donner un confortable salaire – d’une manière indirecte – au patron d’une annexe du PS ?

 

[cc] Novopress.info, 2013. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info/]

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 21:30

 

FEMEN : les harpies antichrétiennes mollement interpellées par la Police et immédiatement relâchées…

by Daniel Hamiche
Le scandale est en train d’enfler ! La presse “mollassonne” comme Le Figaro (voir ci-dessous) et des journalistes de “sensibilité” de gauche (ce sera l’objet de mon prochain article) commencent à dire que trop, c’est décidément trop… Obéissant aux ordres reçus d’en haut, la Police a traité ces hystériques antichrétiennes avec une mansuétude qu’elle n’accorde pas aux chrétiens protestant contre des blasphèmes. Il est honteux que ces FEMEN n’aient pas été placées en garde à vue. Il est honteux que celles qui sont d’origine étrangère n’aient pas été immédiatement expulsées. Il est honteux que leur “avocate”, Caroline Fourest, viennent de recevoir la décoration des Arts et Lettres ( !) : elle doit en être immédiatement déchue !
Après avoir créé la polémique sur le fond de leur action, en entrant dénudées dans la nef de Notre-Dame de Paris, c'est aujourd'hui sur la forme de leur interpellation que se font jour de nombreuses réactions.
Une fois évacuées par le service d'ordre de la cathédrale, les huit activistes Femen – une Ukrainienne et sept Françaises – ont été conduites par les forces de police « au central 4 » (commissariat du IVe arrondissement), « simplement pour la forme », confirme une source de la Préfecture de police de Paris, pour « vérifier leurs papiers d'identité » et « elles ont été relâchées dans la foulée, sans garde à vue ».
Les faits sont pourtant tous des délits punissables par la loi, tant du point de vue civil que pénal. «Exhibition sexuelle dans un lieu accessible au public» (article 222-32 du Code pénal), « atteinte à l'affectation cultuelle » et « atteinte à la liberté d'exercice du culte » (loi de 1905), « injure commise envers (…) une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » (article 33 alinéa 3 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse), « coups et blessures », « destruction ou profanation d'objet sacré »…
« Et avec tout ça, on juge seulement bon de vérifier leurs papiers ? On ne les prie pas de s'expliquer ?, s'étonne Me Laurent Delvolvé, avocat de l'archevêché de Paris qui a porté plainte. Au regard de la gravité des faits et du lieu dans lequel ils ont été commis, on peut s'interroger sur le traitement policier de cette affaire… À situations égales, on a vu des traitements bien différents ».
Si l'avocat ne veut pas illustrer son propos en se lançant dans les comparaisons, Mgr Patrick Jacquin, le recteur de la cathédrale, n'hésite pas à reprendre l'interrogation qui s'empare de l'opinion : « Pensez-vous que si cela s'était passé dans une mosquée, il y aurait eu une telle désinvolture dans la manière de les appréhender ?, relève-t-il. D'ailleurs, notez qu'elles ne s'attaquent jamais aux mosquées, et pour cause, elles seraient pendues ! ».
« Le manque d'entrain pour interpeller ces femmes était flagrant dès le début, dit-on à l'archevêché de Paris. Cela se voit sur les vidéos, après avoir été évacuées par nos surveillants, elles ont continué bien tranquillement à scander leurs slogans, dénudées sur le parvis. La police ne s'est pas pressée d'intervenir alors que le commissariat est à côté. »
À l'heure où se tient le procès de plusieurs catholiques qui étaient montés sur la scène du Théâtre de la Ville à Paris pour contester le caractère blasphématoire et christianophobe de Sur le concept du visage du fils de Dieu, une pièce où des excréments étaient déversés sur le personnage du Christ, certains jugent qu'il y a deux poids deux mesures. Les prévenus, qui comparaissent depuis le 1er février devant le tribunal correctionnel de Paris, « ni nus ni violents », témoigne Catherine, une spectatrice, s'étaient mis à prier et chanter des cantiques sur la scène et crier « Dieu est là », « Honte à vous de regarder ça ». Interpellations immédiates, gardes à vue de 24 heures et même de 26 heures, au-delà du délai légal, pour l'un d'entre eux. Trois ans d'emprisonnement et une forte amende, c'est ce qu'ils encourent aujourd'hui.
Plus que jamais, signez et faites signer la pétition pour la condamnation des FEMEN et l’expulsion des étrangères de ce groupe. C’est ici !
Source : Le Figaro
Daniel Hamiche | février 15, 2013 à 4:47
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 08:59
  • 15 févr. 2013
  • Le Figaro
  • IVAN RIOUFOL R irioufol@lefigaro.fr

« Nous ne présenterons pas de candidat » , a blagué François Hollande à l’annonce, lundi, de la renonciation de Benoît XVI : une ironie de plus à ajouter aux sarcasmes et aux crachats dont le catholicisme est la cible habituelle. Il est vrai qu’il est sans danger de s’en prendre à l’Église qui pardonne et tend l’autre joue. Le Pape incarnait cette humilité d’un théologien de haute volée, injurié par le crétinisme galopant. C’est un homme épuisé qui a eu, à 85 ans, l’intelligence de céder la place, en annonçant sobrement son départ : « Je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer de façon adéquate le ministère pétrinien. » Sa distance vis-à-vis du pouvoir est son ultime témoignage à l’adresse des dirigeants qui s’accrochent à leur gloire. Ses appels à la raison en font un résistant exemplaire.

Le Saint Père, caricaturé en anti-moderne parce qu’il refuse évidemment les modes, a su montrer et défendre un ressort caché du progrès, fruit de l’alliance entre la raison et la foi. En dénonçant la « dictature du relativisme » , qui conduit à tout indifférencier au nom d’un intégrisme égalitariste, il a su replacer l’héritage occidental, issu pour beaucoup de la tradition chrétienne, en rempart des tentations totalitaires. Cet intellectuel a érigé l’esprit critique, encouragé par l’humanisme biblique et les Lumières, en obstacle aux idéologues de l’homme nouveau, qui prétendent ces jours-ci se passer de la procréation naturelle pour concevoir un enfant. Le lien qui unit les Dix Commandements à la Déclaration des droits de l’homme est celui d’une culture millénaire devenue source de libération politique.

Loin d’être archaïque, Benoît XVI est au contraire l’inspirateur d’une contreculture en marche, mobilisée contre les tyrannies et les pouvoirs abusifs. Il est le passeur d’un livre écrit par les hommes, la Bible, considérée par Armand Laferrère (1) comme « l’une des pierres fondatrices de la liberté humaine » . Il n’est pas besoin d’être dévot ni même religieux pour reconnaître la force émancipatrice et créatrice que constitue la civilisation judéo-chrétienne. Elle est toujours là, en dépit des « déconstructeurs » qui voudraient la vider de sa mémoire, de son contenu, de son sens. Il suffit d’observer ses adversaires intérieurs, qui rêvent d’un nouveau monde ouvert aux ambitions folles de l’homme créateur de lui-même, pour se convaincre de leur dangerosité et de la nécessité de dégonfler ces mégalomanes qui ne touchent plus terre.

Dans une Europe confrontée au nihilisme, à la détestation de soi, à la tentation de l’effacement, ces préludes à la subversion totalitaire, le successeur du Pape aura à poursuivre la voie de JeanPaul II et Benoît XVI : celle d’une réaffirmation décomplexée de l’identité européenne et de ses racines, notamment chrétiennes, qui ont porté une civilisation à son apex. C’est sur ce socle que doit également reposer la politique d’intégration des populations extraeuropéennes ayant choisi de rejoindre la France pour ce qu’elle est et non pour ce qu’elle serait sommée de devenir, en reniant son passé. Les fossoyeurs de l’identité française et européenne honnissent Benoît XVI. C’est bon signe. « Moins nous cherchons notre gloire, plus notre témoignage sera incisif » , a-t-il dit hier dans ses adieux, en appelant à « un vrai renouveau de l’Église » . Cet homme doux reste un combattant redoutable.

Combats partagés avec la société civile

Les Français, qui s’écartent de la religion catholique, peuvent pourtant partager avec elle des combats novateurs quand il s’agit de résister à l’arasement de leur identité, de défendre le bon sens qui fait ricaner les beaux esprits, ou de se reconnaître dans une doctrine sociale qui ne fait pas prendre des vessies pour des lanternes. L’exaspération de la société civile contre ses élites est un allié de poids pour résister au postmodernisme, qui prétend effacer les différences entre les civilisations et les peuples, mais aussi entre l’homme et la femme, le citoyen et l’étranger, le maître et l’élève, etc. Démonstration de ce réveil a été faite le 13 janvier, à Paris, avec la manifestation de masse contre le mariage homosexuel, organisée par la catholique Frigide Barjot. Après l’adoption du projet, mardi par les députés de la majorité et avant son examen au Sénat, cette figure excentrique de la protestation appelle à une montée en puissance le 24 mars. Ce sera là l’occasion de vérifier l’état d’insurrection de la France. Parions sur un succès. D’autant que l’adoption du mariage gay et de l’adoption, même s’ils ont été dissociés de la procréation médicalement assistée et des mères porteuses réclamées par le lobby homosexuel, permettra à l’Union européenne et à la Cour européenne des droits de l’homme, garante de la non-discrimination sur l’orientation sexuelle, d’imposer à la France l’ensemble de ces autres dispositifs (2).

Europe impériale

Cette Europe impériale, qui force les États « souverains » à se plier à ses jugements et à ses lois, est d’ailleurs devenue le lieu de tous les abandons culturels. Alors que ses pères fondateurs (Robert Schuman, Konrad Adenauer) se réclamaient du christianisme, ce joyau de la civilisation rejette ses racines et son histoire. L’Union européenne, technocratie sans âme, a refusé d’inscrire le patrimoine chrétien dans sa Constitution, pour préférer s’ouvrir à l’idéologie du moment : au nom de la non-discrimination, du respect de l’autre et de l’égalité, l’Europe est ainsi invitée à céder la place aux minorités et aux nouveaux venus, avec une fascination toute particulière pour l’islam, dispensé de s’intégrer dans ce nouvel espace multiculturel. Cette Union en déclin, incapable de la moindre protection, est devenue un foyer potentiel de conflits internes. Aussi est-il temps qu’elle redécouvre qui elle est. Avant que les peuples, qui lui tournent déjà le dos, ne l’abandonnent totalement.

Les Femen à la mosquée ?

Les militantes du mouvement féministe Femen se sont exhibées, seins nus, sous la nef de Notre-Dame de Paris, mardi, pour célébrer le vote du mariage gay et la démission du Pape. À quand les Femen à la Mosquée de Paris ? (1) « La Liberté des hommes. Lecture politique de la Bible », Éditions Odile Jacob. (2) Le Figaro, 9-10 février 2013. blog.lefigaro.fr/rioufol

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 08:21

femen-islam

 

Robert
Ménard

Journaliste.
Fondateur de Reporters sans frontières.

 

Revenons sur les Femens et leur intervention à Notre-Dame de Paris. Ou plutôt sur les réactions qu’elle a suscitées. Que je sache, si certains – à commencer par les contributeurs de Boulevard Voltaire – se sont scandalisés de ce happening de mauvais goût, si deux plaintes ont été déposées selon le recteur et archiprêtre de la cathédrale – dont l’une pour « profanation d’un espace cultuel » et « profanation d’objets sacrés » -, je n’ai entendu aucune de nos habituelles grandes consciences, personne parmi nos people du monde médiatique exiger un procès, une condamnation, une interdiction. Et c’est fort bien.

Si Marine Le Pen a dénoncé une provocation « ignoble et lâche » Manuel Valls, notre ministre de l’Intérieur, s’est contenté de parler d’une « provocation inutile ». Et le maire de Paris, Bertrand Delanoë, usant d’à peu près les mêmes termes, d’une « provocation inopportune et déplacée ». Et pourquoi pas.

Du côté de la presse, si David Abiker et Bruno Roger-Petit ont dit leur désapprobation sur leurs blogs respectifs, pas d’éditoriaux au vitriol, pas de tribunes outrées dans les colonnes de Libération ou du Monde. Le site d’Edwy Plenel n’a pas lancé ses fins limiers sur les traces des éventuels parrains de nos dames, sur ceux qui les financent. Rien. Dans nos bon médias de gauche, même si l’on réprouve de telles méthodes, il ne viendrait à l’idée de quiconque d’aller plus loin qu’un vague froncement de sourcils. Et c’est fort bien.

La liberté de manifester est garantie par la Constitution, des Déclarations diverses et variées, des Conventions signées et ratifiées. Qu’il s’agisse d’une église, que ces pétroleuses aient badigeonné leur poitrine dénudée de slogans comme « No homophobe », « Crise de la foi », « Bye bye Benoît ! », tout cela ne change pas grand-chose aux yeux de ceux qui sont en charge de l’ordre public. Ils n’en tirent aucune circonstance aggravante pour ces jeunes femmes aux atours fort télégéniques. Et pourquoi pas.

Mais que ces gens ont peu de mémoire ! Dois-je leur rappeler leurs cris, leur indignation, leurs menaces quand les jeunes du mouvement Identitaire sont allés occuper une mosquée à Poitiers. Une mosquée en construction. Sans l’ombre d’un fidèle. Mais, que voulez-vous, ils ne sont pas de gauche et ils touchent à l’Islam. Résultat : garde à vue, contrôle judiciaire – avec interdiction de quitter le département ou de rencontrer d’autres membres du mouvement —, et procès en perspective pour quatre d’entre eux. Accusés notamment de « provocation à la discrimination nationale, raciale et religieuse » et « d’organisation d’une manifestation sur la voie publique sans déclaration »… On a même entendu Harlem Désir demander la dissolution du mouvement, rien que ça ! Et Jean-Marc Ayrault, qui n’avait rien d’autre à faire, se fendre d’un communiqué vengeur alors qu’il était en voyage à… Manille.

Alors, un conseil aux jeunes de Génération identitaire : la prochaine fois, mettez les filles en première ligne et surtout, torse nu. Quant aux aboyeurs de service : pour une fois, soyez conséquents, l’indignation à géométrie variable, ça commence à bien faire.

Robert Ménard, le 14 février 2013
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 23:04
  • 14 févr. 2013
  • Le Figaro
  • Christian Saint-Etienne

L’économiste* explique comment la France s’est isolée depuis quelques mois au sein d’une Europe dominée par le couple germanobritannique.

La France apparaît aujourd’hui comme le maillon faible en Europe sur le double plan économique et industriel. Notre taux de chômage est une fois et demie celui de l’allemagne

François Hollande vient d’essuyer trois échecs successifs dans sa politique européenne qui sont très commentés à l’étranger et suscitent l’indifférence en France. Il avait fait campagne en ridiculisant le couple Merkozy et en promettant de renégocier le traité du 2 mars 2012 mettant en oeuvre un pacte de discipline budgétaire qui instaure une règle d’or budgétaire et des procédures de discipline au sein de l’Union (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire, TSCG). Les vingt-cinq signataires, mais notamment pas le Royaume-Uni, se sont engagés à maintenir le déficit public structurel à moins de 0,5 % du PIB avec un mécanisme automatique de correction.

Hollande avait également annoncé, outre la renégociation de ce traité, qu’il se faisait fort d’obtenir un plan de relance massif de l’économie européenne. Dès le sommet européen des 28-29 juin 2012, la France annonçait, tête basse, qu’elle ratifierait le traité sur la règle d’or, ce qu’elle fit à l’automne 2012. Les Européens acceptaient, en juin 2012, d’offrir une feuille de vigne à François Hollande, pour lui permettre d’annoncer son retournement, sous la forme d’un plan de relance apparent de 120 milliards d’euros qui s’est révélé deux fois « bidon ». D’abord ce plan était quasiment vide, en cumulant 60 milliards d’euros de prêts de la Banque européenne d’investissement (BEI) qui ne seront déboursés au mieux que sur plusieurs années, 55 milliards d’euros de crédits structurels redéployés et 5 milliards de project bonds, seule nouveauté de l’affaire. Ensuite, l’encre de cet accord était à peine sèche que le budget européen 2014-2020, décidé le 8 février 2013, a réduit l’enveloppe de prêts structurels à 325 milliards d’euros sur cette période contre 355 milliards d’euros sur la période précédente (2007-2013). On est passé à (–) 30 milliards d’euros en faveur de la croissance contre (+) 55 milliards de crédits structurels sans ciller.

En outre, François Hollande avait promis solennellement une union bancaire fonctionnant au 1er janvier 2013. Il y a bien eu un accord le 13 décembre 2012 sur une supervision bancaire des grandes banques de la zone euro confiée à la Banque centrale européenne à partir de mars 2014, mais point d’union bancaire. En effet, l’Allemagne et ses alliés ont rejeté jusqu’ici la mise en place d’un véritable mécanisme européen de résolution directe des faillites bancaires et d’un fonds européen de garantie des dépôts qui seraient les éléments clés d’une telle union.

Enfin, François Hollande avait souhaité que le sommet européen des 7-8 février 2013 augmente le budget européen pour envoyer un signal de relance. Il a été décidé, à l’instigation du Royaume-Uni, pays non signataire du TSCG et ayant annoncé une éventuelle sortie de l’Union européenne, que le budget européen passerait de 994 milliards d’euros sur la période 2007-2013 à 960 milliards d’euros sur la période 2014-2020. Surtout, est apparu un front germanobritannique guidant l’Europe qui a ridiculisé les démonstrations d’amitié de l’Allemagne envers le France lors de la commémoration du traité de l’Élysée en janvier 2013.

On passe sur le veto allemand à la fusion BAE-EADS, en octobre 2012, souhaité par le gouvernement français et sur le refus allemand d’aider la France dans son intervention au Mali en janvier 2013 autrement que du bout des lèvres. De plus, comme vient de le noter la Cour des comptes, la France aura du mal à réduire son déficit à 3 % du PIB en 2013. depuis quatre ans comme seule porte de sortie de la dépression européenne, est-elle fausse ? Évidemment non ! Mais ce que François Hollande ne dit pas, c’est que pour créer les conditions de la réussite de cette idée, il faut d’abord réussir la réforme de la France !

La France apparaît aujourd’hui comme le maillon faible en Europe sur le double plan économique et industriel. Notre taux de chômage est une fois et demi celui de l’Allemagne. L’excédent extérieur allemand est au triple de notre déficit ! La valeur ajoutée de l’industrie française, qui a chuté de plus de 30 % en douze ans, atteint 40 % de celle de l’Allemagne en valeur. Plus de mille usines ont fermé en France en quatre ans.

Trois échecs cinglants. La réalité est cruelle. François Hollande apparaît comme totalement isolé dans une Europe dominée par un étrange couple germano-britannique. Il est, selon la presse étrangère, le représentant d’une vieille tradition de tax and spend quand les autres pays de l’Union ont résolument tourné le dos à cette approche. On est donc passé de Merkozy à Merkeron avec Hollande à l’écart.

Pour autant l’idée défendue par Hollande dans son discours du 5 février devant le Parlement européen d’un gouvernement économique et d’un budget européen, que je soutiens ardemment Et le rythme du déclin s’accélère depuis l’automne dernier. Le gouvernement a répondu par un crédit d’impôt compétitivité qui montera en puissance en 2014-2015 alors qu’il a fortement alourdi la charge fiscale et sociale des entreprises depuis juin 2012.

La France s’enfonce, malgré l’intelligence et le courage des Français, et son crédit européen est nul. Il est temps de changer de stratégie et de discours.

 *Titulaire de la chaire d’économie industrielle au conservatoire national des arts et métiers. Auteur de « France. État d’urgence » aux Éditions Odile Jacob.

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 22:47

 

 Monseigneur Jacquin : les Femen "devront payer la cloche Denis" PARIS - Le recteur et archiprêtre de Notre-Dame réagit ce mercredi après l'irruption de huit militantes Femen dénudées la veille dans la cathédrale Notre-Dame. Patrick Jacquin déplore notamment les réactions tardives des politiques et demande que les Femen paient les dégradations causées sur l'une des nouvelles cloches de la cathédrale. Interview. > Pouvez-vous nous raconter comment les Femen ont fait irruption dans la cathédrale Notre-Dame de Paris ce mardi? > Il était environ 11 heures du matin. J'étais dans le presbytère quand on m'a appelé pour me dire qu'il y avait du bazar dans la cathédrale. En arrivant, j'ai vu ces huit femmes toutes nues à partir de la ceinture. Elles se sont alors mises à pousser des hurlements, de grands cris, devant les milliers de visi
> teurs dont de nombreux enfants. Elles sont ensuite montées sur les podiums de trois de nos nouvelles cloches exposées jusqu'à fin février dans la nef de la cathédrale. Elles s'en sont pris à une en particulier, la cloche baptisée "Denis", et l'ont esquintée à trois reprises. La feuille d'or de cette cloche est tombée. C'est une profanation et il va falloir qu'on la restaure avant qu'elle ne monte avec les autres là-haut. > Comment qualifiez-vous cette action ? > C'est une action scandaleuse et d'une violence inouïe. Les fidèles et les visiteurs étaient tellement choqués qu'ils voulaient eux-mêmes s'en prendre à ces femmes. Nos surveillants, à qui je rends hommage, se sont interposés pour protéger dans un premier temps ces militantes nues. Sans eux, elles étaient livrées aux coups des gens. > Les huit militantes ont été sorties manu militari. Se sont-elles laissées faire ? > Pas du tout. Nos cinq surveillants les ont en effet conduites dehors, avant d'être rejoin
> ts par la police sur le parvis de Notre-Dame. Les forces de l'ordre ont procédé alors à leur interpellation. Mais avant cela, il y a eu des échanges de coups. Un de nos surveillants a eu l'épaule démontée, un autre a fait un malaise après avoir été frappé. > Quelques heures après cette action, vous avez décidé de porter plainte...> Effectivement, nous nous sommes rendus mardi après-midi au commissariat du 4e arrondissement pour déposer plusieurs plaintes : une pour "trouble de l'espace cultuel", une autre pour "profanation" et une troisième pour "coups et blessures" sur les gens et les surveillants. > Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls et le maire de Paris, Bertrand Delanoë, ont dénoncé ces actes mardi soir. Selon vous, très tard...> J'ai trouvé scandaleux qu'à 20 heures, soit neuf heures après les faits, il n'y ait aucune réaction ou condamnation ni de l'Etat, ni de la mairie de Paris. J'ai du intervenir sur plusieurs médias mardi soir et y exprimer ma colè
> re et ma stupéfaction avant qu'il ne se passe quelque chose... Si cela c'était passé chez nos frères musulmans ou juifs, le retentissement médiatique et politique aurait été beaucoup plus important et imminent. Pour moi c'est évident, les réactions ne se seraient pas faites attendre et la France entière aurait été couverte d'informations à peine quelques minutes après les faits. C'est intolérable ! L'émotion de gens qui sont troublés n'a pas la même intensité suivant les endroits où ça se passe. Pour le politique en tous cas. Je le regrette. > Depuis cette irruption des Femen, la sécurité a-t-elle été renforcée à Notre-Dame de Paris? > Non. Comme tous les jours, il y a cinq surveillants, des caméras, et une voiture de police sur le parvis. > Quelles sanctions attendez-vous à l'encontre des Femen? > Dans un premier temps, j'espère qu'elles seront condamnées. Ensuite, j'espère qu'elles participeront à la restauration de notre cloche Denis en contribuant financière
> ment aux réparations nécessaires. >

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